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Les ennemis de la conduite : alcool, téléphone et fatigue

Les dangers sur la route

Les chiffres 2014 de la sécurité routière sont alarmants, et le gouvernement a renforcé la législation dans son plan de sécurité routière. Il faut que les utilisateurs du réseau routiers aient une meilleure conscience des dangers de la route, pour que le taux de mortalité sur l'asphalte diminue. En partenariat avec Vendezvotrevoiture.fr, le point sur les dangers qui menacent les conducteurs à travers une infographie sur "les ennemis de la conduite".

Des dangers multiples aux conséquences mortelles

Les conducteurs sont confrontés à de multiples ennemis lorsqu'ils prennent le volant, notamment l'alcool, l'utilisation du téléphone et la fatigue. Ces trois facteurs de risque sont les plus meurtriers, et les chiffres parlent d'eux mêmes : l'utilisation du téléphone portable provoquerait400 accidents mortels par an, la consommation d'alcool 30%, et la fatigue serait à l'origine de plus de 1 000 décès par an.

Qu'il s'agisse de l'alcool, du téléphone ou de la fatigue, on observe une diminution des réflexes. Il faut savoir que le fait de consommer de l'alcool au volant altère les fonctions du cerveau et entraîne une baisse de la perception et de l'attention.

Lorsque qu'un automobiliste utilise son téléphone au volant, son comportement est semblable à celui qu'il aurait eu s'il avait consommé 4 bières, car l'attention est réduite de 30 à 50%. Il est important de prendre conscience que moins de 5 heures de sommeil pour un être humain multiplie par trois le risque d'accident sur la route.

Les solutions du gouvernement

Pour lutter contre les accidents mortels sur les routes, le gouvernement renforce la répression notamment en ce qui concerne l'inattention des automobilistes pendant la conduite.

D'abord, la consommation d'alcool est encadrée. Un automobiliste contrôlé positif avec un taux compris entre 0,5 g/litre et 0,8 g/litre de sang encourt une amende de 135€ et un retrait de 6 points sur son permis, d'après l'article R234-1 du code de la route. Au dessus de ce taux, l'automobiliste commet un délit, réprimé par l'article L234-1 du code de la route, et encourt une amende de 4 500 €, un retrait de 6 points sur son permis voire son annulation, et un emprisonnement de deux ans maximum.

Depuis le 1er juillet 2015, la loi s'est endurcie et les jeunes conducteurs disposant du permis probatoire ne peuvent plus consommer d'alcool, le taux légal étant désormais pour eux de 0,2 g/litre sang. Ce taux équivaut à ne pas consommer d'alcool du tout, mais permet de prendre en compte la consommation de nourriture ou de médicaments contenant des traces d'alcool.

Le décret n° 2015-743 du 24 juin 2015 relatif à la lutte contre l'insécurité routière prohibe l'utilisation du téléphone portable au volant. Lorsqu'un automobiliste utilise son téléphone ou son kit main libre en conduisant, le risque d'accident est multiplié par trois. C'est pourquoi, depuis le 1er juillet dernier, l'utilisation d'oreillettes ou d'un casque est interdite lorsque le moteur est en marche.

Le nouvel article R412-6-1 du code de la route punit l'utilisation de ces appareils par une amende de 135€ assorti d'un retrait de 3 points sur le permis. Le but de cette disposition est de réduire les détournements d'attention des conducteurs.

L'impact sur les assurances

Au delà des risques encourus pour sa propre vie et celle d'autrui, ces trois facteurs de risque peuvent avoir un impact sur l'assurance. Le manque d'attention et de réflexe provoque des accidents, ce qui implique l'intervention de son assureur. Un taux de sinistralité trop élevé peut être néfaste pour la continuité du contrat d'assurance, car le bonus-malus peut changer et entraîner une augmentation de la prime, voire une résiliation à l'initiative de l'assureur. Les conducteurs malussés ou résiliés ont beaucoup de mal à trouver des assurances avec de bonnes garanties et des tarifs raisonnables.

De plus, la consommation d'alcool au volant représente un risque trop élevé pour les assureurs, et le relevé d'information faisant office d'historique, la mention du retrait du permis n'est jamais bien accueillie par ces derniers. Il existe cependant des assureurs spécialisés dans les profils dits "à risque" (malussés et résiliés), plus onéreux que les contrats pour tous.