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Voiture autonome : des changements attendus dans le monde de l'assurance

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Dans le cadre de la loi sur la transition énergétique, la voiture autonome sera testée sur les routes françaises très prochainement. Une ordonnance interministérielle est en cours de validation et elle doit être présentée début octobre. Le débat s'annonce vif, au vu de toutes les problématiques que cette avancée technologique présente, notamment dans le monde des assurances…

Les problématiques de la voiture autonome

La première problématique qui se pose est celle de la responsabilité. En effet, même si la voiture autonome sera testée et fiable, elle n'en reste pas moins une machine, susceptible de ne pas fonctionner correctement. Dans ce cas qui est responsable ? La personne dans le véhicule mais ne réalisant aucune action ou le constructeur du véhicule ? Qui se verra retirer des points sur son permis ? Autant de problématiques auxquelles le législateur devra répondre.

De plus, le législateur devra également adapter la législation actuelle. Et pour cause, l'article 8 de la Convention sur la circulation routière conclue à Vienne en 1968 stipule que « tout véhicule en mouvement […] doit avoir un conducteur ». Cette disposition contrevient au principe même de la voiture autonome, c'est pourquoi une adaptation de la législation est essentielle. Cette disposition ne sera peut-être pas modifiée si l'on impose la présence d'un conducteur dans le véhicule, capable de reprendre les commandes en cas d'erreur. Plusieurs pistes de réflexion ont été envisagées.

Au-delà du cadre législatif, la voiture autonome suppose la présence d'un tableau de bord, non seulement capable de gérer la circulation du véhicule, mais enregistrant également un certain nombre de données propres au conducteur tel que les trajets, le style de conduite, la connectivité avec les informations du smartphone, etc. La question de la protection de ces données doit impérativement être étudiée avant la mise en circulation des véhicules.

Cette question est essentielle en cas de vol du véhicule, car ce n'est plus seulement la voiture qui sera perdu, mais une partie de l'intimité du propriétaire. De plus, la présence d'un ordinateur de bord peut présupposer l'idée de hacking. Pourra-t-on ouvrir une voiture à distance, voire la contrôler ? Des précisions sur les systèmes de sécurité s'imposent.

Une automatisation bénéfique

Toutefois, la voiture autonome reste une avancée technologique permettant une amélioration du service routier. La mise en place de la voiture entraînera une sécurité accrue car ce type de véhicule serait dix fois moins risqué (en termes de nombre d'accidents) que les véhicules actuels. De plus, la conduite autonome va permettre de rendre mobiles de nouvelles catégories de personnes et elle contribuera à réduire les embouteillages et le trafic.

En matière environnementale, la voiture autonome permettra une diminution de la pollution car elle roulera en mode économique à chaque déplacement.

Les changements en assurance

En matière d'assurance, des changements seront à prévoir notamment pour le calcul des cotisations, qui ne pourra plus se faire en fonction du profil de l'assuré : le conducteur n'étant plus amené à diriger le véhicule, son profil n'est plus déterminant dans le calcul du risque.

Aussi, les accidents se faisant plus rares, il faudra revoir les formules proposées,  moins axées sur les dégâts matériels, mais plutôt sur l'assistance tel que le remorquage, obtenir une voiture de remplacement, etc.

Toutefois si les accidents diminuent, il reste les autres sinistres tels que l'incendie, le vol, le bris de glace. L'automatisation ne permet pas de diminuer ces risques, futures garanties-clés de ces contrats d'assurance à venir.

Bon à savoir : En Mai dernier, Google a lancé les premiers tests de sa voiture autonome en Californie.