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Innovation : les objets connectés en assurance

Objets connectés avec assurance

Le marché de l'assurance tend à se transformer avec l'arrivée des objets connectés. La digitalisation n'épargne pas le secteur assurantiel, qui profite des nouvelles technologies pour développer de nouvelles offres personnalisées en fonction du mode de vie des assurés. Le point sur l'impact des objets connectés en assurance.

La e-santé

Les objets connectés ont impacté le domaine de la santé depuis quelques années. Beaucoup de montres et bracelets connectés permettent à leurs propriétaires de connaitre leur rythme cardiaque ou encore le nombre de calories dépensées. Le Conseil National de l'ordre des Médecins (CNOM) est en faveur de ces nouvelles technologies, mais désire que tout cela soit bien encadré.

Cette évolution dans le domaine de la santé n'a pas échappé aux assureurs santé. Le groupe AXA a été un des premiers à utiliser les objets connectés dans ce secteur notamment en accordant des bons de réduction pour des séances de médecine douce aux plus gros marcheurs équipés d'un boîtier connecté. Les assureurs agissent dans une démarche de prévention, pour que les assurés deviennent acteur de leur santé, mais aussi dans une démarche économique, car plus l'assuré est en bonne santé, moins il coûtera aux assureurs en termes d'assurance.

Les assureurs santé français ne peuvent pas exploiter les données santé de leurs assurés pour établir un système dégressif ou progressif de prime : les avantages sont donnés "en nature". En effet, la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978 juge ces données trop sensible et leur exploitation est très surveillée par la CNIL (Commission Nationale d'Informations et Libertés). Ce système est très éloigné de nos voisins américains qui exploite les données de leurs assurés et les mettent en corrélation avec un système de points qui permet de faire varier le montant de la prime.

La santé n'est pas le seul domaine dans lequel les assureurs ont recours aux objets connectés. Les données étant moins sensibles en matière de logement et d'auto, les assureurs en profitent pour créer dans ce domaine de nouveaux produits.

Les objets connectés et l'assurance habitation

Parmi leurs objectifs, les assureurs habitation innovent en développant de nouveaux produits, surfant sur la vague des objets connectés. L'assureur AXA a notamment lancé une phase test auprès d'un certain nombre d'assurés, le cadre de la MRH habitation et de la "maison connectée". Les assurés pouvaient choisir les objets connectés qu'ils souhaitaient mettre en place tels que des caméras ou encore des détecteurs de fumées, qui seront dirigées par une application "mon AXA", depuis laquelle les assurés peuvent déjà gérer leurs contrats.

Des craintes peuvent apparaître concernant la protection de la vie privée. Face à l'arsenal législatif qui protège ce droit de l'Homme, les assureurs ont du prendre des précautions et devront donc le respecter. Par exemple, les professionnels ne pourront pas démarrer les caméras à distance, les images ne seront pas stockés sur leurs serveurs, etc.

Les objets connectés et l'assurance auto / moto

Les assureurs auto ont profité du développement des objets connectés pour créer des nouveaux contrats d'assurance et notamment s'orienter vers un système de primes de plus en plus personnalisées. Par la pose de boitier connectés dans les voitures, l'assureur peut connaitre le mode de conduite de l'assuré et ainsi modeler la prime du contrat en fonction du comportement de ce dernier. Direct Assurance a été le premier a lancé ceci avec son offre "YouDrive". Un peu plus tard, le même concept était développé pour les motos.

Pour les assureurs, l'analyse de la conduite des assurés va permettre une amélioration des comportements sur la route et donc moins de sinistres, ce qui signifie une diminution du montant des primes.

Bon à savoir : La technologie intervient aussi dans la constatation des sinistres. Depuis le 1er décembre 2014, les acteurs d'un sinistre peuvent avoir recours au e-constat. Cette digitalisation du constat automobile permet un réglement plus rapide des sinistres.