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Comment assurer son food truck ?

Depuis 2011 les food truck sillonnent les rues des villes françaises, leur cuisine sur le dos. Qu’en est-il donc aujourd’hui ? Le phénomène s’est-il essoufflé ? Mais d’où vient-il, au fait ? Et si vous avez l’intention de vous lancer, que devez-vous savoir ? Comment vous assurer ?

Assurance food truck

Camions de glace, baraques à frites, food truck… à première vue, le concept est identique, pas de quoi donc en faire un plat. Et si nous vous disons que si, justement, il y a bien une différence ? Que le food truck n'a rien d'une friterie ? Et que le premier a vu le jour… en 1872 ? (Selon le New York Times.)

Une cuisine de qualité

Oubliez la cuisine industrielle et les frites surgelées de la street food habituelle, les food truck se caractérisent par leur aspect gastronomique, ce qui les différencient du camion-restaurant traditionnel. Nombre d'entre eux misent d'ailleurs sur des produits issus de l'agriculture biologique et des plats préparés sous les yeux des clients. Même si l'appellation « food truck » commence à se généraliser pour désigner tout camion de nourriture, ce n'était initialement pas le cas, et les puristes sont fermes sur la question.

Les burgers ont la côte mais les food truck ne se sont pas arrêtés là : cuisine du monde (japonaise, coréenne, thaï, africaine), pâtes, pizzas… on trouve absolument de tout et pour tous les goûts.

1872 : le premier food truck voit le jour

Selon le New York Times c'est en 1872 que le premier food truck voit le jour en Amérique, à ceci près bien sûr que l'expression n'existait pas encore. Il s'agissait alors d'un chariot conduit par des chevaux, et percé d'une fenêtre, qui répondait au petit nom de « lunch wagon ». Aujourd'hui bien sûr le système s'est modernisé et des entreprises proposent même d'aménager complètement votre camion – ou votre fourgon – pour vous, avec tout l'équipement nécessaire (vitrine réfrigérée, machine à panini, plancha, cuiseur à pâtes ou encore four et réfrigérateur.)

Il existe même des sites qui proposent d'indiquer où se trouvent une grande partie des food truck en France afin de pouvoir suivre leurs pérégrinations et savoir où les retrouver.

En France, le tout premier food truck s'appelait « le Camion qui Fume » et s'était installé à Paris. Sa créatrice, l'américaine Kristin Frederick, possède aujourd'hui quatre camions et même un restaurant physique.

On comptait l'an dernier 350 food truck en France, un chiffre qui a dû augmenté… puis baissé, comme une bonne partie d'entre eux devaient déposer le bilan.

3/4 des food truck ont fait faillite

Selon L'Express.fr ce sont trois quarts des food truck qui ont fait faillite ou sont actuellement en dépôt de bilan depuis leur lancement. La faute à un investissement initial important (entre 20 000 et 80 000 pour l'achat du camion, 20 000 € d'aménagement…), à des autorisations de stationnement difficiles à obtenir et pas forcément bien placés, surtout à Paris, à des entrepreneurs qui n'y connaissent parfois rien à la restauration et à des charges annexes importantes (gaz, stationnement, location d'une cuisine annexe et d'un garage, assurance…) pour une logistique à respecter complexe (chaîne du froid…)

Une fois ces frais pris en compte, le bénéfice n'est pas si grand : « Le food truck est un vrai métier et un business difficile, par contre c'est une très bonne manière de tester son concept sans beaucoup d'investissement, et en touchant beaucoup de gens » explique Kristin Frederick. C'est pourquoi le Camion qui Fume ainsi que d'autres food truck comme Cantine California et Le Réfectoire ont ouvert un restaurant. Il faut donc un business plan très réfléchi avant de se lancer.

Assurance food truck

Comme nous l'avons dit l'assurance est une charge importante dans le budget d'un food truck, et pour cause, elle est évidemment essentielle. Une assurance camion est nécessaire mais aussi une responsabilité civile professionnelle.

L'assurance camion permet de couvrir le véhicule avec les garanties habituelles (incendie, vol, bris de glace…), mais certaines offres spécialisées permettent également de couvrir le matériel professionnel, le vol d'espèces, l'arrêt du froid, la perte d'exploitation ou encore le matériel transporté.

De son côté la responsabilité civile professionnelle couvrira les accidents et dommages matériels que vous, vos employés ou vos produits pourraient causer à autrui (intoxication alimentaire par exemple).