échographie

L'interruption volontaire de grossesse ou IVG désigne un acte d'avortement provoqué intentionnellement pour des motifs non médicaux. La prise en charge d'une IVG est encadrée par une législation et exige une procédure spécifique. Quelles sont les méthodes d'interruption volontaire de grossesse ? Quel est le remboursement de l'IVG par l'Assurance maladie et une bonne mutuelle ?

Les conditions préalables et les méthodes d'IVG

L'interruption volontaire de grossesse est un acte médical fortement encadré par la loi. Une femme désirant subir une IVG doit respecter certaines conditions et selon le terme de sa grossesse, son âge et son état de santé, sera orientée vers une IVG particulière.


IVG : Les conditions requises

Le terme de la grossesse est la condition sine qua none pour qu'une femme puisse subir une IVG. Au delà de la 12ème semaine de grossesse, soit 14 semaines d'aménorrhée, une interruption volontaire de grossesse n'est plus admise. Pour qu'une IVG puisse être pratiquée, deux consultations médicales sont imposées avec un délai de réflexion obligatoire de 2 semaines entre les deux rendez-vous.

Les différents moyens d'interrompre une grossesse

Deux principales méthodes sont proposées aux patientes pour pratiquer une IVG : la méthode médicamenteuse et la méthode chirurgicale, dite « par aspiration ».

  • L'IVG médicamenteuse : Cette méthode est basée sur l'administration de deux médicaments. Le premier interrompt la grossesse, le second engendre l'expulsion de l'embryon. L'IVG médicamenteuse peut être réalisée au sein d'un établissement de santé ou dans le cabinet d'un médecin de ville. Cette méthode est envisageable jusqu'à la fin de la 5ème semaine de grossesse.

  • L'IVG chirurgicale : Cette méthode d'IVG est obligatoirement réalisée en établissement de santé et requiert souvent une hospitalisation d'environ 12 heures. L'IVG débute par la prise d'un médicament qui permet la dilatation du col de l'utérus afin que l'équipe médicale puisse par la suite, procéder à « l'aspiration » de l'embryon. Cette méthode d'interruption de grossesse peut être pratiquée jusqu'à la 12ème semaine de grossesse.

Prise en charge de l'IVG

Les frais de soins, de surveillance et d'hospitalisation relatifs aux interruptions volontaires de grossesse sont dorénavant pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie. Cependant les tarifs diffèrent selon la méthode d'IVG préconisée, la durée d'hospitalisation et l'anesthésie pratiquée (locale ou générale).

Des remboursements selon la méthode d'IVG

Le coût d'une IVG est lié à la méthode d'interruption de grossesse choisie par la patiente.


Les frais engendrés par une IVG médicamenteuse réalisée en cabinet médical sont remboursés à 100% dans le cadre d'un forfait incluant :

  • la seconde consultation préalable ;
  • les consultations de délivrance des médicaments ;
  • les médicaments ;
  • la visite de contrôle.

Ce forfait n'intègre pas la 1ère consultation médicale et les actes médicaux préalables à l'IVG (analyses de sang, échographie).

Les frais engendrés par une IVG médicamenteuse réalisée en établissement de santé (hôpital ou clinique) sont pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie dans le cadre d'un forfait qui intègre :

  • les analyses de laboratoire antérieures à l'IVG ;
  • les 2 consultations de remise de médicaments ;
  • les médicaments ;
  • la visite de contrôle.

Les coûts inhérents à une IVG chirurgicale sont entièrement remboursés par l'Assurance maladie sur la base d'un forfait comprenant :

  • les analyses préalables à l'IVG ;
  • l'anesthésie locale ou générale ;
  • l'acte d'interruption volontaire de grossesse par aspiration ;
  • l'hospitalisation et la surveillance.

Une politique en faveur des femmes

La politique encadrant l'IVG a connu des évolutions majeures. Jusqu'en mars 2013, l'IVG n'était remboursée à 100 % que pour les assurées mineures. Depuis, suite à des mesures gouvernementales, la prise en charge de l'IVG à 100 % est garantie à toutes les femmes. Les interruptions volontaires de grossesse sont davantage accompagnées et leurs tarifs ont connu une revalorisation décisive.