Votre cerveau vous empêcherait de maigrir
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Votre cerveau vous empêcherait de maigrir

Votre corps vous veut-il seulement du bien ? Pas vraiment, si votre objectif est de perdre quelques kilos ! En tout cas, si vous avez décidé de commencer un régime pour être plus aminci cet été, votre cerveau risque d’être votre pire allié...

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Des neurones répondant à la baisse de calories

En effet, des scientifiques viennent de prouver que certains de nos neurones adapteraient la dépense d'énergie de notre corps à la quantité de calories consommées. Ainsi, lorsqu'une personne décide de se mettre au régime et de moins consommer, le cerveau enverrait directement un message d'alerte de survie au corps, qui décide alors de dépenser moins d'énergie et de stocker un maximum.

Le docteur Clémence Blouet, chercheure spécialiste du métabolisme précise à cet effet : « Nous savions que la régulation de ce thermostat calorique venait du cerveau, mais la manière dont il ajuste la dépense calorique à la quantité de nourriture ingurgitée était un mystère ».

Les chercheurs ont donc décidé de s'intéresser aux neurones associés à la satiété, les AGRP, qui sont au contrôle de notre appétit et du stockage d'énergie dans le corps. Ils gèrent ainsi la régulation de la combustion des graisses en cas de privation de nourriture.

Le corps communique le nombre de calories consommés au cerveau

En poussant leurs recherches plus loin, l'équipe du Dr Blouet a réussi à identifier le mécanisme de fonctionnement de ces neurones. Ceux-ci seraient informés de l'apport calorique journalier d'une personne par le biais d'une molécule : mlTORC1. Ils répondent ensuite au corps en lui demandant de baisser la consommation d'énergie.

A quoi servent toutes ces informations ? Tout d'abord à comprendre pourquoi certaines personnes n'arriveraient pas à perdre du poids lorsqu'elles réduisent drastiquement et soudainement leur apport calorique (c'est un mécanisme de défense). Ensuite, ces recherches permettraient de mieux aborder les aides à la perte de poids notamment en ciblant précisément le fonctionnement des neurones AGRP et la molécule en cause.

Pour le docteur Luke Burke, un des auteurs de l'étude, elle « pourrait aider dans le développement ou l'amélioration de thérapies destinées à la réduction des excès alimentaires et de l'obésité ».

Cette recherche rejoint la plupart des recommandations concernant la perte de poids à moyen ou long terme. Il vaut mieux améliorer la qualité de son alimentation et non en réduire la quantité et surtout associer effort alimentaire et activité physique régulière même modérée.