En cette fin d'année 2013, le moral des conseillers en gestion de patrimoine indépendant (CGPI) a abouti au niveau le plus bas depuis son lancement, il y a sept ans selon le baromètre TNS Sofres - BNP Paribas Cardif. En effet, 31% des CGPI sondés au printemps considèrent que leur profession se porte mal, contre 27% en 2012 et uniquement 3% en 2007. Un sentiment accru par l'amoindrissement des affaires nouvelles, dans un contexte de marché rude.

Le gain brut par cabinet (hors rachats) a baissé de 300.000 euros en 2012, pour s'élever à une faible productivité de 2,5 millions d'euros en moyenne. La moitié des cabinets ont capté moins de 800.000 euros d'épargne, contre 1 million d'euros minimum les années précédentes. En outre, «depuis six ans le nombre de cabinets n'a cessé d'augmenter, Ils étaient 2.000 en 2007 et 2.800 en 2012» témoigne Hervé Cazade, responsable de la distribution et du développement commercial France de BNP Paribas Cardif. Les regroupements de cabinets n'ont donc pas réprimé l'envie d'entreprendre de certains jeunes diplômés ou anciens cadres bancaires.


De plus, 51% des 442 conseillers sondés prévoient un accroissement de leur chiffre d'affaires cette année, a contrario des 37% en 2012. «Après la nette dégradation observée mi-2012, la situation des cabinets s'est stabilisée, voire améliorée», explique TNS Sofres. Et plus de la moitié des professionnels persistent à augurer des développements importants pour les cinq ans à venir.

Démonstration encourageante de la part de la majorité des clients, leur confiance. Le baromètre a interrogé 817 épargnants, détenant un patrimoine financier supérieur à 75.000 euros. Parmi la minorité déjà cliente des CGPI (117 personnes), 85% ont une « assez bonne ou très bonne image de ces intermédiaires » et 62% considèrent qu'ils ne sont « ni plus chers ni moins chers que les banques ». Le souci est que 52% des prospects n'en ont jamais entendu parler. «La profession est encore peu organisée et a des difficultés à se faire connaître», considère Hervé Cazade. La faute au «i» composant CGPI.