Le budget santé des étudiants

Les frais de santé des étudiants n'ont cessé d'augmenter au fil des ans. Ils constituent aujourd'hui un poste de dépense très conséquent, qui les pousse parfois à renoncer aux soins médicaux.

Une hausse perpétuelle des dépenses de santé

D'après les estimations de la Fédération des Associations Générales Etudiantes (FAGE), les cotisations de la Sécurité sociale et des mutuelles étudiantes ont subi une hausse d'environ 20% au cours des trois dernières années. Si le prix des mutuelles varie selon les compagnies d'assurance, la couverture de la Sécurité sociale a quant à lui grimpé de 82 euros depuis 2011. Les étudiants dépensent ainsi entre 228 et 276 euros pour être couverts par le régime général.


Cette augmentation des prix mène à deux conséquences principales :

  • Environ un étudiant sur cinq renonce à se soigner, faute de moyens. Certains soins élémentaires tels que les consultations chez un médecin généraliste sont devenus inaccessibles aux élèves, qui ont tendance à se diriger vers l'automédication.
  • 30% des étudiants sont contraints de travailler afin de pallier l'augmentation de leurs dépenses.

Des organismes peu performants

Les tarifs pratiqués par les mutuelles étudiantes sont d'autant plus critiqués qu'ils ne garantissent pas un service efficace ; la LMDE a notamment beaucoup fait parler d'elle pour ses problèmes de gestion. La lenteur des démarches administratives engagées et le mauvais service client de ces organismes n'ont pas échappé aux étudiants, qui se plaignent fréquemment de ce système obsolète. Le 3 juillet dernier, la LMDE a par ailleurs été placée sous administration provisoire.

La réaction du gouvernement

Face à l'ampleur du phénomène, le gouvernement a mis en place deux services d'aide aux étudiants : ils peuvent désormais effectuer une demande de Couverture Maladie Universelle Complémentaire (CmU-C), accessible aux personnes dont les revenus annuels sont inférieurs à 8 644,52 euros et prenant en charge l'ensemble des dépenses de santé hors dépassements d'honoraires, ou obtenir l'aide de l'Acquisition d'une Complémentaire Santé (ACS). Celle-ci est destinée aux personnes dont les ressources sont légèrement supérieures au plafond établi par la CMU-C.