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Prothèses PIP : Allianz indemnise 30 000 victimes

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Après des années de scandales, de condamnations et de procès, le verdict est tombé le 22 janvier : la cour d'appel d'Aix-en-Provence a refusé le recours d'Allianz. L'assureur estimait à juste titre ne pas avoir à appliquer le contrat puisqu'une faute grave a été commise par le PDG de la société PIP, Jean-Claude Mas, condamné à 4 ans de prison. Néanmoins, Allianz va devoir indemniser les victimes à hauteur de 3 millions d'euros.

Les prothèses mammaires PIP défectueuses et dangereuses ont fait 30 000 victimes. Le patron varois de la société Poly Implant Prothèse, Jean-Claude Mas, étant insolvable, son assureur Allianz a été condamné à assumer les dommages et ouvre aujourd'hui un dispositif d'indemnisation destiné aux victimes françaises de ces prothèses dont le contenu et le contenant font l'objet de malfaçons industrielles.

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a donc refusé un nouveau recours et condamné Allianz AIRD (filiale dommages de l'assureur) à indemniser le préjudice subi par les victimes, sur la base d'un plafond de garantie contractuelle fixée à trois millions d'euros. L'assureur a pris acte de cette décision et a indiqué mettre en place ce dispositif d'indemnisation en trois temps «pour verser de manière rapide et équitable» les indemnités aux porteuses de prothèses PIP. A partir de ce mardi 27 janvier jusqu'au vendredi 28 février, le site internet www.indemnitepip.fr et le numéro vert 0 805 01 70 80 sont à disposition des victimes pour demander leur indemnité.

Les 30 000 victimes en France devront donc se partager les 3 millions d'euros, ce qui revient à 100 euros par personne si elles se font toutes connaître ! « Force est de constater que la couverture assurantielle demeurera insuffisante et que les conditions d'un risque tel que celui qui a été à l'origine du scandale PIP existent toujours », commente Allianz. « Il est donc nécessaire que l'ensemble des acteurs (les professionnels de la santé, les pouvoirs publics, les praticiens, les fabricants de prothèses, les assureurs...) nourrissent une réflexion commune pour éviter qu'un tel scandale ne se répète », anticipe-t-il. L'assureur propose d'ailleurs la création d'un dispositif de solidarité nationale «pour compléter le dispositif assurantiel existant, dans une logique de meilleure sécurité des utilisateurs de produits de santé».