Assurer voiture en leasing

Question de Fabienne (Châtellerault, 86)

Ayant fait l'acquisition d'un véhicule en leasing, je me pose la question de l'assurance auto pour voiture en leasing : dois-je assurer moi-même ce véhicule ? Merci de la réponse.

Voiture en leasing : qui doit l'assurer ?

Un véhicule en leasing ou location avec option d’achat (LOA), est une alternative au crédit auto pour disposer facilement d’une automobile. Cela consiste à louer un véhicule pendant une période donnée, allant de 2 à 5 ans, au terme de laquelle vous avez la possibilité soit d’acheter le véhicule, soit de le restituer. 

Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas propriétaire du bien, que vous pouvez vous dispenser d’assurer votre véhicule. Selon la loi du 27 février 1958 sur l’assurance automobile, reprise à l’article L.211-1 du Code des assurances et à l’article L.324-1 du Code de la route, il est obligatoire de souscrire à une assurance automobile.


Il faut donc souscrire au minimum une garantie responsabilité civile dite « garantie au tiers » qui va permettre de couvrir les dommages (corporels ou matériels) que vous pouvez occasionner aux tiers.

En principe, l’assurance auto au tiers doit couvrir le propriétaire du véhicule. Toutefois, cette assurance couvre également toute personne ayant la garde, la conduite autorisée ou non du véhicule. Autrement dit, un véhicule doit être assuré comme tout autre véhicule même si l'on n'est pas le propriétaire .

A noter que ce n’est pas à la compagnie propriétaire de souscrire l'assurance sachant qu’elle n’a plus « la garde du véhicule » durant la période de location. Surtout que dans le cadre d'un leasing, cette durée peut être particulièrement longue. De plus, le prêteur peut également vous imposer d’assurer le véhicule avec des garanties complémentaires en plus de la garantie minimale au tiers.

En cas de contrôle par la police ou la gendarmerie, vous devez être en mesure de justifier que votre véhicule est assuré. Le manquement à cette obligation légale constitue un délit routier. Selon l’article L.324-2 du Code la route, ce délit est punissable de 3 750 euros d’amende et des peines complémentaires peuvent être prononcées comme une suspension de permis pouvant aller à 3 ans.