Actuellement, sur les autoroutes hexagonales, la vitesse maximale autorisée est de 130 km/h. La Convention citoyenne pour le climat a suggéré de la faire passer à 110 km/h. Cette proposition qui a suscité une vive polémique est plutôt bien perçue par quelques membres du gouvernement. La ministre chargée des transports, Élisabeth Borne, en fait partie.

Chaque année, de nombreux accidents de la route sont liés à des excès de vitesse. Le responsable du sinistre risque fortement de voir augmenter sa prime d'assurance auto ainsi que son malus. En tout cas, pour lutter contre le fléau, la Convention citoyenne pour le climat (CCC) propose de faire baisser la limitation de vitesse sur les autoroutes à 110 km/h.

Le 20 juin dernier, ses 150 membres (choisis de façon aléatoire l'an dernier) ont voté cette mesure à l'unanimité. La proposition a ainsi été présentée aux ministres dans le but d'être soumise à un référendum. Certains d'entre eux, notamment Élisabeth Borne, y sont favorables.

La nouvelle limitation de vitesse risque d'avoir des conséquences désastreuses

Alors qu'il n'est même pas sûr qu'elle sera adoptée, la limitation de vitesse sur les autoroutes à 110 km/h a déjà suscité le mécontentement des conducteurs et des associations. 40 Millions d'automobilistes a d'ailleurs lancé une pétition contre cette mesure. Le gouvernement la retiendra-t-il après l'échec retentissant de l'instauration des 80 km/h il y a près de 2 ans ?


Pour rappel, cette disposition est l'une des causes du mouvement des Gilets jaunes amorcé en 2018. Elle a entraîné la dégradation massive de radars dans toute la France. L'an dernier, plus de 6 cabines sur 10 étaient hors service. Avec la restriction de la vitesse à 110 km/h, la même situation risque de se reproduire.

Cet abaissement est aussi vivement critiqué par l'opposition. Cette dernière dénonce notamment :

[…] une logique de décroissance, de contraintes, de punition.

Elle ajoute que la mise en place d'une telle mesure nécessite encore énormément de travail en aval.

La ministre des Transports soutient la mesure proposée par la CCC

De son côté, Élisabeth Borne a fait montre d'un certain enthousiasme face à la proposition de la CCC. Elle s'est notamment exprimée à ce sujet sur BFM et RMC. La ministre a tenu à préciser :

Je pense que c'est important, sur des sujets comme cela, de vérifier qu'il y a bien une adhésion des Français et de ceux qui sont directement concernés.

Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d'État aux transports, quant à lui, a indiqué sur RTL que cette mesure est susceptible de donner lieu à un référendum consultatif.

Chez les automobilistes, l'abaissement de la limite de vitesse n'est pas l'unique proposition à avoir provoqué un tollé. En effet, la Convention a aussi suggéré que le malus écologique soit durci. Selon elle, le seuil de déclenchement devrait passer de 138 à 123 g/km selon la norme WLTP. En outre, elle préconise la suppression du plafond de malus fixé à 20 000 euros.