Dans le cadre de la transition énergétique, les automobilistes sont invités à troquer leur vieux modèle essence ou diesel contre un modèle plus écologique. Mais mettre aux rebus une voiture ayant une valeur sentimentale n’est pas chose aisée pour son propriétaire ; de même pour une voiture de collection. Heureusement, il est aujourd’hui possible de changer leur motorisation.

Garder sa voiture et obtenir de l'aide pour la convertir

Le « Rétrofit » est un procédé encore très peu répandu, mais qui gagne à être connu. Il consiste à remplacer la motorisation thermique des anciennes voitures par de l'électrique. En effet, dans un futur proche, les voitures roulant à l'essence ou au gazole seraient définitivement interdites à la circulation, que ce soit dans les grandes villes ou en milieu rural.

Mais certaines voitures ne peuvent pas finir à la casse, soit parce que leurs propriétaires y sont particulièrement attachés, soit parce qu'il s'agit tout simplement d'un modèle historique. C'est là que le Rétrofit intervient.


Jusque-là, il n'est pratiqué que par un nombre restreint de professionnels. Le souhait de ces derniers est de pouvoir procéder à la transformation à l'échelle industrielle, vu le nombre de modèles qui méritent d'être préservés.

Une aide qui est la bienvenue

Bonne nouvelle pour les amateurs de voitures de collection. Les autorités, notamment celles de la région Ile-de-France, encouragent désormais la transformation et sont même en train de mettre en place une prime, semblable à la prime à la conversion, pour aider les propriétaires à faire face aux coûts. Il faut savoir qu'en fonction du modèle, le montant de la facture varie entre 10 000 et 15 000 euros.

La présidente d'Ile-de-France Mobilités, Valérie Pécresse, évoque une prime de 2 500 euros, tout en appelant de ses vœux que l'industrialisation du processus se concrétisera. Si tel est le cas, le coût de la transformation s'en trouvera fortement réduit et les automobilistes seront plus enclins à sauter le pas.

La voiture représente un poste important dans le budget du ménage. Outre le remboursement du crédit, le propriétaire doit également payer l'assurance auto ainsi que le carburant, que ce soit de l'essence, du gasoil ou encore de l'électricité. Sans cette aide de 2 500 euros, il est fort à parier que bon nombre d'automobilistes renonceraient à leur moyen de locomotion.