En France, l’alcool n’est désormais plus la cause principale des accidents routiers. C’est ce qu’a fait valoir un expert en accidentologie qui a tenu à faire savoir que d’autres facteurs sont venus s’ajouter à la liste. Des éléments aggravants que le système doit éradiquer à la source en adoptant certaines mesures.

Depuis longtemps, l’alcool figure en tête de liste comme étant la cause principale des accidents répertoriés sur les routes françaises. Mais il se trouve que ce n’est plus le cas puisque ces dix dernières années, d’autres éléments s’y sont ajoutés si l’on croit Arnaud Laguitton.

Ce spécialiste en accidentologie a même fait valoir que ces nouveaux éléments ne font qu’accentuer les risques d’incident, malgré une amélioration importante de la sécurité passive et active des véhicules qui s’est fait enregistrée durant cette période.

Ce qui ramène cet expert à proposer certaines mesures qui visent principalement à améliorer le comportement au volant des conducteurs.


Les piétons en payent le prix fort

Arnaud Laguitton, l’alcool n’est plus l’élément principal à la source des incidents routiers. Cet accidentologue a indiqué que désormais, d’autres facteurs se sont ajoutés à la liste en faisant valoir que :

« Alors qu’avant l’alcool était l’une des causes principales d’accidents, on se rend compte qu’il y a de plus en plus souvent l’association alcool plus stupéfiants et que ce cocktail détonnant est source de facteurs aggravants comme la vitesse ».

Cependant, cet expert a tenu à préciser qu’à travers ces causalités, ce sont les piétons qui payent le prix fort en soulignant que :

« Personnellement, je suis toujours choqué par la fréquence des chocs mortels avec des piétons, divaguant alcoolisés sur une route ».

À ce spécialiste d’en citer la raison :

« Il est bon de rappeler que dans de très nombreux accidents, les occupants sont indemnes, entre autres grâce à la sécurité des voitures qui s’est grandement améliorée ».

Certaines mesures sont de mise

Tout comme les efforts qu’ils fournissent pour permettre à la clientèle de faire face au bonus malus dans les meilleures conditions, les constructeurs automobiles font tout pour améliorer la sécurité active et passive de leurs modèles afin de garantir une sureté optimale aux utilisateurs.

Toutefois, force est de constater que ces investissements ne semblent pas réussir à limiter les risques d’accident. À Arnaud Laguitton d’ajouter :

« Pour autant, dans les dossiers pour lesquels j’interviens, toutes les limites ont été dépassées, et le fait d’avoir des voitures sécurisées ne change pas beaucoup la donne ».

Ainsi, tout indique que le problème se situe principalement auprès des conducteurs à travers leur comportement au volant pour inciter cet expert à dire que :

« Je pense qu’il faudrait accentuer la prévention auprès des jeunes sur les conduites à risques, la consommation d’alcool et/ou de stupéfiants ».

N’empêche cependant qu’il ne s’agit pas de l’unique raison puisque ce spécialiste a également pointé du doigt l’incapacité des utilisateurs à gérer convenablement l’usage des nouvelles technologies qui équipent les voitures en soulignant que :

« Certaines personnes prennent en main ces outils sans en avoir connaissance et peuvent mal les utiliser et se retrouver ainsi dans des situations de mise en danger des autres ».

Soit, une situation qui a incité Arnaud Laguitton à proposer des solutions. Entre autres :

  • Encourager les auto-écoles à proposer des formations permettant aux conducteurs d’adopter les meilleurs comportements au volant pour conduire en toute sécurité
  • Renforcer la prévention auprès des jeunes sur les conduites à risques
  • Inciter les auto-écoles à fournir des formations spécifiques permettant de maîtriser les nouvelles technologies mises en place par les constructeurs.