Comme chaque année, Assurance Prévention et Prévention Routière ont publié leur étude annuelle juste avant le Nouvel An. Les deux associations espèrent ainsi conscientiser les Français par rapport au problème de l’alcool au volant. Selon cette enquête, moins de 50 % des personnes ayant envisagé de boire au réveillon ont prévu des solutions pour rentrer chez elles.

D’après la Sécurité routière, l’alcool a provoqué 30 % des accidents de la route mortels enregistrés en 2018. Ce chiffre représente 985 décès dans tout l’Hexagone. Il s’agit ainsi d’un des plus grands facteurs de risque sur les routes, juste après l’excès de vitesse. Ce type d’information peut être utile dans une simulation assurance auto.

Selon l’étude d’Assurance Prévention et de Prévention Routière, 46 % des sondés ont déclaré devoir prendre la voiture après la soirée du Nouvel An, en tant que conducteurs ou passagers. Pourtant, seuls 43,6 % d’entre eux ont pris des mesures pour éviter tout risque sur la route.

Une légère amélioration

Depuis plusieurs années, les deux associations ont redoublé d’efforts pour inciter les Français à empêcher leurs proches de prendre le volant après une soirée alcoolisée. La situation était d’autant plus inquiétante au Nouvel An en raison du contexte calendaire.


Comme l’a souligné la déléguée générale de Prévention Routière, Anne Lavaud :

Cette année, le 1er janvier tombe un mercredi, en milieu de semaine, et beaucoup vont reprendre la route, car ils retournent au travail le 2, avec une grosse dette de sommeil et encore quelques vapeurs d’alcool.

L’étude citée dénonce par ailleurs les dispositions inadaptées, voire dangereuses, envisagées par 34 % des conducteurs français pour remédier à leurs soucis d’alcoolémie. Certains ont par exemple prévu de boire du café ou de prendre une pastille à la menthe. D’autres ont indiqué qu’ils comptaient attendre un peu avant de reprendre la route. Conduire lentement et passer par les petites routes pour éviter les contrôles figuraient aussi parmi les solutions évoquées.

Néanmoins, les deux associations ont constaté une recrudescence encourageante des bonnes pratiques depuis la publication de leur premier baromètre en 2009. Par exemple, sur les dix dernières années :

- 59 % des Français ont adopté la solution consistant à désigner un conducteur sobre (hausse de 15 points) ; - 52 % sont restés dormir sur les lieux de la fête (augmentation de 10 points) ; - 46 % se sont servis d’un éthylotest (progression de 21 points).

Des imprévus inquiétants

D’habitude, dans certaines régions comme en Île-de-France, les transports collectifs sont gratuits toute la nuit du 31 décembre jusqu’à midi le 1er janvier. Il s’agit d’une manière efficace pour inciter les conducteurs à opter pour cette solution après leur soirée. Toutefois, en raison de la grève des transports, les risques de conduite sous influence de l’alcool étaient plus élevés vers la fin de l’année.

Comme l’a expliqué le vice-président d’Assurance Prévention, Éric Lemaire, dans une conférence de presse :

Il y aura plus de véhicules sur les routes, c’est une évidence, puisque certains trains ne roulent pas et les VTC et taxis seront pris d’assaut et cher avec la forte demande.

À ce propos, l’étude d’Assurance Prévention et de Prévention Routière indique que 30 % des personnes sortant d’une soirée festive ont eu recours à un taxi ou un service VTC. Il s’agit d’une progression de 22 points par rapport à 2009.

Finalisé début décembre dernier, l’observatoire des deux associations n’a pas pu prendre en compte l’impact de la grève sur les projets des conducteurs. Néanmoins, le vice-président d’Assurance Prévention opine que ce désagrément a pu avoir des effets positifs :

Cela peut aussi conduire à davantage de responsabilisations. Quand on est à trois ou quatre dans une voiture, c’est plus facile pour désigner un Sam.