Les avis sont partagés entre les pays de l’Union européenne. Alors que la Commission européenne a avancé l’idée de bannir définitivement les véhicules thermiques, certains membres s’y opposent. C’est notamment le cas de l’Allemagne qui souhaite conserver ce marché. L’idée serait de laisser le choix aux consommateurs ainsi qu’aux constructeurs automobiles.

La conduite électrique se développe progressivement en Europe. L'objectif discuté serait de parvenir à un parc composé uniquement de véhicules électriques. Un projet qui paraît ambitieux, en tout cas au vu de la situation actuelle. Les débats sont d'ailleurs ouverts puisque le tout électrique ne convainc pas l'ensemble des pays membres. En Allemagne, les autorités souhaitent maintenir la construction et la commercialisation de voitures à moteur thermique. Plutôt que de mettre fin à leur production, elles proposent de trouver une alternative pour le carburant. Elles se positionnent sur la mise en place d'un marché permettant aux utilisateurs de faire leur propre choix.


Le prix de l'électrique ne sera pas accessible à tous

Le coût est l'un des facteurs évoqués par les autorités allemandes, les poussant à soutenir la conservation des véhicules thermiques. Elles seraient favorables à l'électrification du parc automobile, mais redoutent un prix qui restera élevé pour les modèles électriques. Avoir un marché qui repose uniquement sur ce type de motorisation serait ainsi une erreur.

L'Allemagne veut que des alternatives soient mises à la disposition des utilisateurs. Ils ne seraient d'ailleurs pas les seuls qui seront impactés par un recours à une motorisation unique. Les constructeurs risqueraient également d'en subir les conséquences. Ce qui serait aussi le cas des acteurs qui dépendent du secteur comme les assureurs. Aujourd'hui, ils restent sur les deux marchés, comme le font les constructeurs automobiles. Les conducteurs peuvent ainsi trouver une assurance auto pas cher pour une voiture thermique comme pour un modèle électrique.

Utiliser un carburant de synthèse

Pour l'Allemagne, le maintien des deux motorisations est donc essentiel pour l'industrie automobile. De plus, le capital généré par le secteur thermique serait utile pour mener la transition vers l'électrique. La Commission européenne prévoit de mettre fin à leur circulation à partir de 2035. Cette mesure concerne tous les véhicules qui fonctionnent avec de l'essence, du gazole ou même du GPL. Les hybrides sont aussi visés.

La France a demandé un report en 2040 dans l'objectif de préserver les voitures hybrides. Une position qui est différente de celle de l'Allemagne. Cette dernière ne souhaite pas repousser l'échéance, mais plutôt revoir le règlement.

Le coût n'est pas le seul paramètre cité. L'Allemagne prévoit d'utiliser un carburant de synthèse qui remplacera ceux fossiles. L'idée intéresse les autorités publiques autant que les constructeurs automobiles. Porsche travaillerait sur cette alternative actuellement. Elle permettrait de garder les modèles thermiques tout en continuant de promouvoir leur équivalent électrique.