La Commission européenne veut contraindre les constructeurs automobiles à réduire les émissions de CO2 de leurs modèles. Elle a ainsi fixé une limite à 95 g par kilomètre à atteindre le 31 décembre 2020. Chaque acteur du marché doit ajuster sa gamme au risque de payer de lourdes amendes. Les restrictions augmenteront progressivement jusqu’en 2030, l’objectif étant de faire baisser les émissions de 37,5 %.

Le plafond d’émissions de carbone fixé à 95 g de carbone

D’ici le 31 décembre 2020, chaque constructeur devra se conformer à un plafond de 95 g de carbone au kilomètre.

Cette norme correspond à une moyenne pour l’ensemble de sa gamme. Les marques allemandes auront fort à faire pour s’y tenir, Mercedes et BMW affichant une moyenne de 125 en 2019, à 4 points au-dessus de Volkswagen. D’après les chiffres de la société Jato,

« Les Françaises, avec des véhicules moins puissants, se situent à environ 110. Toyota s’en sort le mieux, 66 % de ses modèles étant vendus avec un moteur hybride ».

À compter de 2021, une amende de 95 euros par gramme excédentaire sera infligée à toute voiture dont les émissions dépassent la limite.


Les entreprises qui vendent de gros volumes peuvent ainsi se retrouver avec des milliards d’euros de sanctions financières. Par exemple, dans le cas de PSA, un éventuel dépassement de la norme conduirait à 400 millions d’euros par gramme en 2021.

L’objectif est d’autant plus difficile à atteindre que les SUV suscitent un véritable engouement auprès des consommateurs à travers l’Europe alors que ces gros véhicules sont énergivores. Le déclin du diesel, soumis à de fortes restrictions, représente une autre difficulté, sachant pourtant qu’il est moins gourmand en carburant que la motorisation à essence.

Les solutions des constructeurs automobiles pour réduire leurs émissions

Afin de se plier aux exigences européennes, les constructeurs ont accéléré la fabrication de modèles électriques ou hybrides, attendus en masse en 2020.

Preuve de cette frénésie sur ce secteur, les usines chinoises productrices de batteries électriques, qui dominent le marché, peinent à satisfaire une demande en plein boom.

En effet, le nombre d’immatriculations pour l’année prochaine sur le continent est estimé à un million, contre 250?000 en 2018. Malgré cette forte croissance, la marge de progression reste importante, puisqu’au total 15 millions d’unités sont écoulées chaque année en Europe. En effet, plusieurs freins restent à lever pour doper les ventes de véhicules propres : l’autonomie limitée et le prix élevé.


Pour compenser le coût, le choix d’une assurance auto pas chère avec des garanties sur mesure est indispensable.

Pour faire baisser leur moyenne d’émissions, plusieurs acteurs du marché modifient leurs moteurs thermiques.

C’est le cas d’Opel, qui enlève un cylindre sur 4 à l’Astra pour diminuer les rejets de CO2 de 20 %. Chez Ford, une petite batterie vient en soutien au moteur afin de réduire la consommation d’essence de 10 %. Tous s’efforcent de réduire le poids de leurs véhicules afin que ces derniers consomment moins.

Pour contourner la limitation, FiatChrysler s’est associé à Tesla, dont les émissions carbone sont nulles. En contrepartie, le groupe italien a payé le constructeur américain, sans objection de la part de Bruxelles.