À la demande du gouvernement, l’IFP Énergies nouvelles (IFPEN) a réalisé une étude concernant les émissions de CO2 des véhicules thermiques, ainsi que les modèles hybrides simples et rechargeables. Les tests démontrent l’intérêt de cette dernière motorisation, malgré le poids de la batterie, et sous réserve d’une utilisation correcte.

Efficacité de l'hybride par rapport à la motorisation classique

D'après le rapport,

Les émissions de CO2 des véhicules thermiques sont de plus en plus réduites.

Même des modèles plus anciens (Euro 6d-temp) testés en conditions réelles d'utilisation sont conformes aux normes.

Autre enseignement, l'IFPEN indique que

La motorisation hybride simple rejette en moyenne 12 % de polluants en moins qu'un véhicule équivalent roulant à l'essence.
Il précise cependant que

Si le gain atteint 33 % en ville, il est proche de zéro sur autoroute.

L'Institut s'est également intéressé à l'hybride rechargeable, jugé « efficace s'il est bien utilisé », c'est-à-dire un recours au mode électrique combiné à une recharge régulière. Dans le détail, une automobile qui parcourt 50 km par jour émet 29 g/km de gaz à effet de serre avec une recharge quotidienne, contre 84 g/km si celle-ci n'est effectuée que tous les 3 jours.


Pas d'impact du poids de la batterie sur les rejets de CO2

Il relève un autre fait intéressant :

Lorsque la batterie est vide, l'hybride rechargeable fonctionne de la même manière qu'un hybride simple.

Les auteurs de l'étude en concluent que

La masse de la batterie n'entraine pas une augmentation de la consommation.

Pour le démontrer, l'IFPEN a réalisé des mesures en conditions réelles sur un modèle existant en deux versions, hybride simple et hybride rechargeable. Les résultats du test montrent que :

  •  L'hybride simple rejette 115,4 g/km de CO2.
  •  De son côté, le rechargeable, plus lourd de 104 kg à cause de la batterie, émet 44,6 g/km en pleine charge, et 112,7 g/km avec une batterie vide.

Ces chiffres montrent l'impact nul du poids de la batterie lorsque la voiture roule.

Une meilleure performance que l'hybride classique sur les polluants locaux

Malgré l'absence de données relatives à la consommation dans le rapport de l'Institut, celles liées au CO2 permettent de faire les déductions qui s'imposent. Pour les conducteurs, c'est un atout de taille pour diminuer leur budget mobilité, entre le coût d'un éventuel crédit, l'assurance auto, etc.

S'agissant des polluants locaux, l'hybride rechargeable a également prouvé sa performance par rapport à l'hybride classique, que la batterie soit chargée ou non.

En conséquence, pour les spécialistes,

L'adoption du plug-in est pertinente, sous réserve d'un emploi correct.