Alors que le marché de la voiture électrique prend son envol, la question de sa taxation commence à intéresser les gouvernements. Dernièrement, l’Australie-Méridionale et Victoria ont pris les devants et décidé d’instaurer une taxe sur les véhicules zéro-émission en fonction du nombre de kilomètres parcourus. Cette mesure a pour but de compenser le déclin des rentrées d’argent liées aux taxes sur le carburant classique.

Une taxe basée sur l'usage

Un automobiliste roulant avec une voiture non polluante sera ainsi assujetti à cette taxe, qui sera calculée en fonction de l'utilisation du véhicule. Le montant à payer ne sera toutefois pas le même pour toutes les motorisations.

Chaque kilomètre effectué coûtera 1,5 centime d'euro pour les modèles 100 % électriques et 1,2 centime pour les véhicules hybrides rechargeables.

Cette taxe inédite prendra effet à partir du début du second semestre 2021. Les conducteurs de voiture propre devront ainsi l'ajouter au budget réservé à leur moyen de locomotion.

Afin de réduire les dépenses liées à l'utilisation de leur véhicule, ils peuvent par exemple effectuer un comparatif assurance auto pour trouver une couverture moins chère, mais adaptée.


D'autres solutions pour enrayer les pertes

De nombreux dirigeants étatiques comptent sur les différentes taxes, y compris celles relatives aux produits pétroliers, pour maintenir l'économie de leur pays à flot.

À titre d'exemple, les caisses de l'État français ont pu engranger 35 milliards d'euros de recettes fiscales à partir des taxes appliquées au carburant fossile (représentant 40 % du coût du carburant à la pompe).

Le nombre de voitures non-polluantes en circulation dans les deux États australiens qui ont choisi d'instaurer cette taxe ne suffira cependant pas à combler le manque à gagner dû à l'électrification du parc automobile.

Pour eux, la rentrée fiscale reste symbolique, mais bénéfique pour les finances publiques fortement pénalisées par la baisse des recettes fiscales issues du pétrole. Il est toutefois fort probable que le reste des États suive la même voie et impose cette taxe à cette catégorie de véhicules.

Pour les pays confrontés à ce même dilemme, d'autres solutions sont envisageables afin de compenser les pertes liées à l'arrêt de l'utilisation des énergies fossiles. Ainsi, l'électricité servant à recharger les autos propres pourrait aussi faire l'objet d'une taxation.