Pour relancer l’industrie automobile après la crise sanitaire, le gouvernement a clairement recommandé aux constructeurs de mettre l’accent sur les véhicules propres, mais aussi de centraliser autant que possible la production. En amont, le gouvernement avait déjà lancé une autre vague de soutien à la filière, mais en s’adressant aux consommateurs.

Soutenir l'emploi en France en réduisant la délocalisation

Délocaliser la production est une alternative efficace dont les constructeurs ne se privent pas pour réduire de manière significative les charges relatives à la main-d'œuvre. Mais avec les chiffres du chômage qui risquent d'atteindre des sommets avec la crise, le gouvernement souhaite préserver les emplois des Français et émet des conditions à l'aide octroyée aux constructeurs.

Sur les 2 milliards d'euros d'aides fournies, 350 millions devront être investis dès cette année dans l'amélioration et la modernisation des sites de production en France. Ainsi, les constructeurs pourront honorer leur engagement concernant le maintien de l'essentiel de leur production sur le territoire.


D'autre part, en concentrant leurs efforts sur la fabrication de voitures électriques, les constructeurs pourraient trouver un moyen de réduire leurs charges, même en renonçant à la délocalisation. En effet, ce type de véhicules est beaucoup plus simple à assembler que les voitures thermiques, ce qui serait alors synonyme de réduction du coût de la main-d'œuvre.

Des primes à l'achat

L'État a soutenu massivement les constructeurs français pour les aider à surmonter la crise. L'industrie automobile est, en effet, un secteur clé de l'économie. Le monde de l'assurance auto, celui du transport (de voyageurs ou de marchandises), la mobilité dans les entreprises, le tourisme… Tous dépendent plus ou moins du secteur automobile.

Mais avant de s'intéresser au cas des constructeurs, le gouvernement s'est d'abord penché sur la situation des ménages, conscient que la relance économique passera nécessairement par la reprise de la consommation.

Ainsi, pour les inciter à acquérir de nouvelles voitures, les autorités ont fait d'une pierre deux coups puisqu'elles ont revu à la hausse les primes à l'achat, mais seulement pour les voitures les plus respectueuses de l'environnement (faible empreinte carbone).

Avec la volonté de ne plus faire les choses à moitié, le gouvernement a déjà déboursé plus de 7 milliards d'euros de subvention, dont 5 milliards ont été versés au constructeur Renault sous la forme de prêt garanti pour le sauver de la faillite.