Le projet de loi de finances 2021 a fait des vagues avec les nouveaux barèmes sur le bonus et le malus. Pour les véhicules neufs les plus polluants, le malus sera multiplié par deux à compter de l’année prochaine, pour atteindre 40 000 euros. Une mauvaise nouvelle pour les automobilistes, lesquels pourront toutefois se consoler en sachant que trois taxes seront supprimées pour les voitures d’occasion.

Les voitures puissantes échappent au malus

Dès janvier 2021, le dispositif du bonus malus fera l'objet d'une réforme.

Le malus écologique va doubler, tandis que le bonus octroyé lors de l'achat de certaines voitures électriques va diminuer.

Le nouveau barème va s'appliquer désormais à tous les véhicules rejetant 131 g/km de CO2 si le seuil est de 138 g/km actuellement. De quoi décourager les passionnés de sportives, dont le prix sera lourdement impacté par le malus.

Mais la bonne nouvelle concerne l'abandon de trois taxes à l'immatriculation sur les voitures d'occasion.

La première se rapporte au malus sur les véhicules d'occasion appliqué depuis début 2018. Allant de 100 à 1 000 euros (montant dégressif de 10 % par an suivant l'âge du véhicule), elle touche les voitures de 10 chevaux fiscaux et plus.


D'un montant de 500 euros par cheval fiscal avec un plafond de 8 000 euros, la seconde taxe s'applique aux véhicules de 36 CV et plus.

La troisième taxe annuelle de 160 euros qui pénalise les véhicules émettant plus de 190 g/km de CO2 va également être supprimée.

Des taxes pas assez rentables

Si ce projet de loi de finances fait plutôt preuve de clémence concernant les véhicules d'occasion, c'est parce que ces trois taxes sont considérées comme peu rentables par les pouvoirs publics. D'ailleurs, ces derniers se servent de leur annulation pour justifier le durcissement du nouveau barème sur les malus appliqués aux voitures neuves.

Mais reste à savoir si ces taxes sur les voitures d'occasion vont réellement prendre fin en 2021. Ce qui n'est pas sûr, puisque les autorités avaient déjà fait une proposition similaire dès la fin de 2019 pour faciliter la fiscalité relative à l'automobile.

Cependant, le projet a été mis aux oubliettes. Le malus a même été revu à la hausse, passant de 12 500 à 20 000 euros.