La législation française autorise depuis peu la conduite semi-autonome, dite de niveau 3. Ce changement fait suite à la révision du Code de la route en vigueur sur l’ensemble du territoire national. Elle se fera sous certaines conditions : le conducteur doit notamment respecter la limitation de vitesse imposée. Elle sera également possible dans des zones préalablement définies.

Conduire sans avoir les mains sur le volant est désormais possible. Cette avancée a été réalisée grâce au travail mené par les constructeurs automobiles, en particulier le groupe allemand Mercedes. On parle également de conduite de niveau 3 dans le secteur. À ce stade, la performance du véhicule reste limitée et le conducteur doit garder sa vigilance. Il sera sollicité dès que les conditions qui permettent cette autonomie ne sont pas réunies. Le recours à cette technologie est aussi soumis à un certain nombre de réglementations. La vitesse doit être réduite et le conducteur doit la déclencher uniquement sur les voies où elle est autorisée.


Des alertes en cas de danger

Concrètement, la vitesse ne devrait pas excéder 60 km/h une fois l'automobiliste en conduite semi-autonome . Il sera nécessaire de changer les mesures prévues dans la Convention de Vienne sur la circulation routière pour pouvoir l'augmenter. Les modifications apportées devront ensuite être traduites par de nouvelles réglementations au niveau européen. C'est après ce processus que chaque pays peut réviser les mesures en vigueur dans leur territoire.

La technologie Drive Pilot de Mercedes, qui permet la conduite semi-autonome, a été conçue pour s'aligner sur ce règlement. Elle alerte l'automobiliste dès que la vitesse est supérieure à 60 km/h. Le véhicule se met automatiquement sur le bas-côté si aucune réponse n'est donnée après dix secondes . Le système émet les mêmes signalements pour différentes conditions pour lesquelles il n'est pas prévu de fonctionner. Cela arrive par exemple en cas de fortes précipitations ou lorsque les marquages sur la chaussée sont peu visibles.

Cette technologie est autorisée dans l'Hexagone depuis le 1er septembre 2022, mais uniquement sur les voies sans piétons ni cyclistes. Elles doivent également disposer d'un terre-plein central. L'Allemagne l'a adoptée bien avant en la limitant sur les autoroutes. Les compagnies d' assurance voiture adapteront probablement leurs offres en conséquence.

Disponible uniquement chez Mercedes

Pour l'instant, Mercedes est le seul constructeur à disposer de véhicules pouvant proposer une conduite de niveau 3. Ils sont équipés du système baptisé Drive Pilot. Pour pouvoir rouler sans les mains au volant, les Français doivent donc choisir un modèle du groupe allemand. Ces voitures existent sous forme de prototypes actuellement chez les constructeurs français. Du côté de Tesla, l'entière autonomie est loin d'être atteinte. Le véhicule interpelle le conducteur pour reprendre le volant au bout d'une dizaine de secondes.

Le niveau 2 fait en revanche partie des usages à l'heure actuelle. Il est présent même sur des voitures classiques commercialisées à prix réduit à l'instar du Renault Clio V. Grâce à ce système, le véhicule peut rouler de façon autonome sur une circulation en accordéon et s'arrêter automatiquement. Le conducteur doit toutefois avoir les mains sur le volant. Il peut le laisser sans contrôle seulement pour les manœuvres en stationnement et avec une faible allure.

En niveau 3, il peut retirer les mains du volant, arrêter d'utiliser les pédales et de regarder la route. Il faut cependant attendre le niveau 5 pour avoir une voiture entièrement autonome. Elle permettra au conducteur de se reposer pendant son trajet.