Les automobilistes non couverts seront désormais faciles à repérer

La chasse aux automobilistes non assurés se poursuit en France. D’ailleurs, pour gagner en efficacité, les forces de l’ordre s’équipent de dispositifs de plus en plus performants contribuant à lutter contre les délits commis sur la route.

Ainsi, depuis le 4 juin 2019, un nouveau dispositif de repérage vient s’ajouter aux outils et techniques existants.

Appelé FVA, il permet de savoir instantanément si un véhicule est couvert ou non. Il vise ainsi les automobilistes qui n’ont pas renouvelé leur assurance ou qui ont changé de voiture, mais ne sont pas encore couverts. S’ils sont identifiés comme non assurés, ceux-ci risquent une peine conséquente. En effet, l'ère actuelle propose des comparatifs d'assurance auto pas cher pour tout automobiliste


Près de 800 000 automobilistes potentiellement concernés

Afin d’améliorer la sécurité routière, les autorités renforcent les mesures, et les automobilistes qui roulent sans assurance font partie des cibles.

En effet, d’après le rapport du Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommage (FGAO), organisme en charge d’indemniser les victimes d’accidents causés par des automobilistes non assurés ou non identifiés, 31 000 sinistres ont impliqué des conducteurs sans assurance ou qui se sont enfuis l’an dernier.

Pourtant, la loi stipule clairement que la souscription d’une assurance auto est obligatoire pour tout véhicule motorisé.

Détenir une couverture d’assurance est d'ailleurs crucial pour se prémunir des conséquences financières. En effet, en plus des sanctions encourues, l’automobiliste se trouve contraint d’assumer seul les frais des dommages causés.

Et pourtant, en France, près de 750 000 conducteurs ne sont toujours pas couverts par une assurance auto, selon les données de l’Observatoire interministériel de la sécurité routière. Ils étaient même 800 000 en 2017. Le rapport du FGAO avance également que près de la moitié des conducteurs non assurés responsables d’accidents sont des jeunes de 18 à 30 ans.

Amorcée dans un premier temps à Paris et dans les départements de la petite couronne (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne), l’utilisation du FVA devrait par la suite être progressivement étendue sur l’ensemble de la France.


Les risques de fraudes réduits à néant

Pour échapper aux sanctions, il est important d’être couvert par un contrat d’assurance auto. La loi oblige les conducteurs à disposer de la garantie minimum, conférée par l’assurance responsabilité civile.

Néanmoins, pour rouler en toute tranquillité, il est recommandé de souscrire une assurance tout risque qui offre une couverture pour le conducteur comme pour le véhicule, en cas d’accidents causés par le conducteur ou par un tiers, identifié ou non, en cas de catastrophe naturelle, de vandalisme, etc.

Sans assurance, un automobiliste risque une amende de 3 750 euros (7 500 euros s’il s’agit d’une récidive), la confiscation de son véhicule ainsi que l’annulation de son permis. D’autant qu’avec le FVA, il ne pourra plus recourir aux tricheries comme les fausses vignettes.

En effet, les autorités se serviront des données fournies et mises en commun par les professionnels de l'assurance pour repérer les automobilistes non assurés.

Elles utiliseront les informations de la plaque d’immatriculation pour vérifier l’existence ou non d’un contrat d’assurance correspondant dans le FVA
. En l’absence de couverture, elles disposent d’un délai de trois jours pour confirmer le délit.

D’après Le Parisien, les autorités envisagent également d’utiliser les radars automatiques pour détecter en même temps les excès de vitesse et les véhicules non assurés. Le conducteur subira dans ce cas une double peine.