Une comparaison entre le bilan carbone des anciennes autos essence ou diesel reconverties en version électrique et celui des modèles électriques neufs a été effectuée récemment par le cabinet de conseil GreenFlex (filiale de Total). Et d’après les résultats des travaux, les véhicules transformés sont moins dangereux pour l’environnement.

Une baisse de -38 % des émissions de gaz à effet de serre

Les analystes de l'étude ont pris en compte le cycle de vie d'une Mini équipée d'un moteur thermique converti à l'électrique selon le concept d'Ian Motion et celui d'un modèle électrique neuf avec la même équivalence en batterie.

Une partie des travaux consistait à calculer la quantité de dioxyde de carbone produite pendant les opérations de fabrication de la voiture à motorisation propre (assemblage, livraison au client VE, utilisation sur 80 000 km) et celui de la transformation conversion du modèle thermique et jusqu'à la mise à disposition aux utilisateurs et à leur fin de vie.


Les résultats montrent que le rétrofit dégage 38 % de carbone en moins que l'acquisition d'un véhicule électrique, à supposer que la voiture à moteur diesel ou essence ait été démantelée. Cette alternative évite à 4 000 kg de dioxyde de carbone de se répandre dans l'environnement.

Selon les détails fournis par l'inventeur de la méthode de transformation utilisée dans l'étude,

Étant donné qu'il n'est plus nécessaire de fabriquer toutes les composantes de l'auto, cela permet de réduire de 82 % la production de CO2.

Par ailleurs, en termes de kilomètres parcourus, une voiture convertie en électrique émet 84 g/km de CO2, donc nettement moins que la limite autorisée. Pour rappel, l'opération de rétrofit implique le changement du contrat d'assurance auto afin de s'adapter aux conditions spécifiques à ce type de véhicules.

Une alternative assurément plus écologique

Actuellement, Ian Motion est la seule entreprise œuvrant dans les opérations de rétrofit à avoir jusqu'ici lancé des démarches destinées à estimer avec plus ou moins de précisions les avantages de cette technique pour l'environnement.

L'expert explique que GreenFlex a intégré la consommation d'énergie de chaque phase du cycle de vie des deux scénarios observés pour mesurer la consommation d'énergie.

Pour le calcul des émissions de carbone, les analystes ont appliqué la méthodologie prévue par les règles du Bilan Carbone telles que définies par l'Ademe puis par l'association Bilan Carbone dès 2011.