Les voitures autonomes sont la consécration de l’intelligence artificielle. Elles renvoient l’image d’un trafic aussi fluide qu’ordonné. Les usagers délaisseront leur véhicule personnel, ce qui profitera aux entreprises comme Uber. En revanche, l’écologie sera la grande perdante dans cette histoire. En effet, l’avènement des véhicules sans chauffeur s’annonce très énergivore.

La tendance de la « smart mobility » est de nature à révolutionner l'univers des devis assurance auto. En effet, l'essor des réseaux 4G et 5G est propice à l'arrivée des voitures autonomes. Ces véhicules sans chauffeur s'appuieront sur l'intelligence artificielle. Ce scénario suppose un trafic fluide et ordonné, loin du chaos actuel.

Toutefois, cette révolution risque de se répercuter de manière négative sur l'écologie. Il faut savoir que l'interaction des voitures ultra-connectées avec l'infrastructure routière impliquera des échanges de données. Ce processus entraînera certainement des pics d'émissions de CO2. La consommation électrique des voitures autonomes y jouera également un rôle.


Une véritable révolution en marche

Les principaux acteurs du secteur de l'automobile et des nouvelles technologies estiment que la voiture électrique annonce une « révolution imminente ». Il s'agit du phénomène ACES (Autonomous, connected, electric and shared). Selon un regroupement d'entreprises comptant entre autres Engie, Uber et BlaBlaCar :

Il ne fait plus de doute que le véhicule connecté, zéro émission et 100 % autonome sera une réalité dans un horizon proche.

Ce comité de professionnels vient d'ailleurs de soumettre au gouvernement une sorte de feuille de route portant sur la réinvention de la mobilité d'ici à 2030. De son côté, Uber est susceptible de revoir ses tarifs à la baisse. Le numéro 1 en VTC (voiture de tourisme avec chauffeur) se verra effectivement délester des coûts liés aux conducteurs. Il sera alors plus profitable de faire appel à ses services, plutôt que d'avoir sa propre voiture.

Des catastrophes écologiques en perspective

Toutefois, l'avènement futur des voitures autonomes s'accompagnera de son lot de catastrophes écologiques. Lance Eliot, spécialiste en IA (intelligence artificielle), attire l'attention sur leur consommation en électricité. Il compare d'ailleurs ces véhicules du futur à une entité contenant jusqu'à une centaine d'ordinateurs fonctionnant à plein régime.

Dans la foulée, il faut savoir que les voitures autonomes doivent interagir avec l'infrastructure routière, dont les fameux feux tricolores. Une quantité inestimable de données circulera donc en temps réel, d'où un risque de pic des émissions de CO2. D'ailleurs, des études font état d'une augmentation annuelle de 9 % (depuis 2015) de la consommation d'énergie liée aux data centers.

L'équipe du Shift Project s'est également montrée alarmiste. Elle a notamment rappelé qu'en 2018, la part d'émissions de CO2 du secteur numérique s'élevait déjà à 3,7 %. En guise de comparaison, celle du transport aérien se chiffrait à 2,5 % la même année.