Dans une démarche de recyclage, Renault envisage de reconditionner les batteries de ses voitures électriques et se tourne vers les bateaux. Ce processus sera rendu possible grâce à la collaboration entre Renault et Seine alliance. Le Black Swan sera ainsi le premier bateau qui va naviguer avec de vieilles batteries électriques de la marque dès le début d’année prochaine.

Des batteries d’une autonomie de 2h

Pouvant embarquer 2 à 8 personnes, le Black Swan pourra circuler sur la Seine pour de courtes croisières de deux heures.

Faisant 8,54 m de long et avec une coque de la firme italienne Tullio Abbate, ce bateau 100 % électrique sera propulsé par deux batteries Lithium Ion provenant des voitures Zoe et utilitaires Kangoo ZE.

Ces deux moteurs électriques indépendants de 278 kg sont nichés sous les banquettes latérales et protégés dans quatre coffres en inox bien étanches.

Ils conviennent parfaitement à un usage en navigation fluviale, puisque la vitesse est limitée à 12 km/h sur la Seine.


Cette solution ingénieuse permettra :

  • de diminuer le poids du bateau ; 
  • d’atteindre une autonomie de deux à trois heures.

La « zéro émission » et l’absence de nuisance sonore lors de la navigation sont assurées.

Pour rappel, lorsque la batterie d’une voiture électrique de moins de 10 ans tombe en panne, sa réparation est prise en charge par la compagnie d’assurance auto.

Une deuxième vie avant le recyclage final

La question des batteries usées est inévitablement soulevée avec l’essor des voitures électriques.

D’après les estimations du Comité stratégique de filière mines et métallurgiques,

« Il y aura environ trois fois plus de batteries à recycler en 2027 si à l’heure actuelle, elles sont de 15 000 tonnes ».

Or, leur recyclage a des effets néfastes sur l’environnement, ce qui incite les industriels à trouver des alternatives.

Pour le constructeur, ce partenariat présentera de nouvelles opportunités pour donner une seconde vie à ces batteries.

De son côté, Seine alliance entend s’inscrire dans une démarche de propulsion électrique et compte ainsi électrifier toute sa flotte fluviale d’ici 5 ans.

Ce projet pilote sera le précurseur d’une nouvelle génération de bateaux sans émissions polluantes si les autorisations administratives nécessaires sont obtenues.