L’État français multiplie actuellement les projets pour encourager l’usage des véhicules propres. Pour les longs trajets, des stations de recharge rapide seront donc déployées dans les aires d’autoroute et de voies rapides. Cette initiative permettra de remédier au problème d’autonomie des véhicules du futur. De plus, les automobilistes semblent encore prioriser les prises du domicile limitant ainsi leur mobilité.

Pour une conduite écoresponsable, les Français sont prêts à investir dans des véhicules électriques. En 2020, ils étaient 195 000 à miser sur les hybrides rechargeables et les 100 % électriques. Pour encourager cette démarche, les pouvoirs publics multiplient les projets d'installation de bornes de recharges rapides.

Ainsi, l'État investira 100 millions d'euros dans les aires d'autoroutes et de voies rapides. Ces derniers compteront des espaces dédiés aux voitures propres. Certes, le véhicule à zéro émission représente un bel engagement, mais implique aussi un coût conséquent. Une assurance auto est donc indispensable pour protéger cet investissement. Ce contrat couvre contre les risques d'accidents et de défaillances techniques.


Qu'en est-il de la taxation des véhicules écologiques ?

Le parc automobile français comprend actuellement 470 000 modèles électriques sur 39 millions de véhicules. Dans l'ensemble, les voitures propres rapportent à l'État, malgré un taux réduit à 1,2 %. La France détient pourtant le record européen sur les taxes sur les carburants, selon l'Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA). Elles s'élèvent en effet à 43 milliards d'euros.

Les conducteurs engagés sont donc lourdement imposés dans l'Hexagone. En contrepartie, les pouvoirs publics devraient créer des dispositifs pour améliorer les services offerts à ces automobilistes. Ainsi, ils n'auront pas l'impression d'être pénalisés d'utiliser des véhicules électrifiés. Selon Monique Goyens, Directrice générale du Bureau européen des unions de consommateurs :

Il doit être aussi facile de recharger une voiture électrique que de faire le plein d'essence. Disposer d'une infrastructure de recharge suffisante — et pratique — est la voie vers la confiance des consommateurs et l'adoption des voitures électriques.

Dans ce contexte, les associations européennes de consommateurs incitent les décideurs à proposer des solutions concrètes et pratiques. Le prix du kilowattheure devrait, par exemple, être affiché dans les stations dédiées. De même, les conducteurs ont besoin de bénéficier de différents modes de paiement.

Les moyens mis en place pour encourager les Français à opter pour les voitures électriques

Parce que les voitures électriques roulent à batteries, des bornes de recharges devraient être à disposition des conducteurs. Si l'on se fie aux résultats de l'étude Enedis/BVA, 9 automobilistes sur 10 privilégient la recharge à domicile. 57 % des participants au sondage préfèrent par ailleurs recharger leur véhicule à partir des installations électriques préexistantes. Or, cette habitude présente des risques de sécurité élevés pour les utilisateurs et les immeubles.


Des projets comme le réseau Corri-Door ont déjà été mis en place pour déployer 217 bornes. Cependant, l'initiative a été perturbée par un litige entre Izivia, la filiale d'EDF et EVBOX, le fournisseur des bornes électriques. Le différend est notamment causé par 189 bornes défectueuses. Quoi qu'il en soit, le dispositif demeure disponible et prévoit des améliorations vers un réseau composite.

En attendant, l'État projette de multiplier le nombre de bornes de recharges sur les autoroutes et les voies rapides. Les propriétaires de véhicules électriques disposeront ainsi de 4 à 16 points de recharges dès janvier 2023. Grâce à une puissance de charge de 150 kW, les voitures pourront repartir des stations en moins de 20 minutes.