Le bruit de moteur représente un risque qu’importe sa source d’énergie

D’après la NHTSA, l’agence fédérale américaine chargée de la sécurité routière, les véhicules électriques et hybrides accroissent considérablement les risques d’accident routiers par rapport aux voitures roulant à l’essence ou au gazole. Et ce, parce que leurs moteurs sont trop silencieux.

Selon, Bruitparif, l’observatoire francilien du bruit, les sons trop élevés émis par les moteurs thermiques impactent négativement sur la santé.

Tout cela pour dire que dans tous les cas, le bruit du moteur représente un risque. Pourtant, 56 décibels de plus par modèle électrique ou hybride viendront s’y ajouter.

En effet, une nouvelle législation européenne l’exige et que cette réglementation figure désormais parmi les conditions à remplir pour obtenir une autorisation de rouler.


Bruit élevé, danger pour la santé

Problèmes cardiovasculaires, troubles auditifs, perturbation du sommeil… les maladies engendrées par les nuisances sonores sont nombreuses et aussi sérieuses les unes que les autres si l’on croit les résultats d’une étude menée par Bruitparif. D’après cet observatoire, le bruit serait même :

La seconde cause de morbidité derrière la pollution atmosphérique.

Dans ce sens, l’organisme a tenu à démontrer que chaque année, la sonorité trop élevée fait perdre entre 11 mois et 3 ans de vie de bonne santé à chaque individu en soutenant que 90% des habitants de l’Ile-de-France en souffrent.

Et parmi les différents facteurs sonores, les voitures à moteur thermiques sont les plus à craindre. À Fanny Mietlicki, directrice de Bruitparif de préciser :

À l’échelle de la zone étudiée, c’est le bruit routier qui a le plus d’impact sanitaire devant le bruit ferré et l’aérien.

Bruit trop bas, danger pour les piétons

Selon l’agence fédérale américaine chargée de la sécurité routière, les voitures électriques et hybrides représentent un risque d’accident plus élevé pour les piétons que les véhicules à moteur thermique.

Dans ce sens, la NHTSA a même précisé que le danger est 19% supérieur à la moyenne en soutenant que cette situation est essentiellement liée à la nature trop silencieuse de ces nouveaux modèles disposant de ce type de motorisation respectueuse de l’environnement.


D’où l’importance de souscrire à une assurance tout risque afin de limiter au mieux les dégâts en cas d’incident suite au simple fait qu’un passant ne s’est pas rendu compte du passage d’un de ces moyens de déplacement.

Quoi qu’il en soit, la communauté européenne a décidé d’introduire une nouvelle ligne aux différents critères permettant d’obtenir une autorisation de rouler pour éviter que la situation ne dégénère.

Ainsi, l’obtention d’une homologation nécessite désormais l’utilisation d’un signal sonore d’au moins 56 décibels qui devrait être enclenché à chaque fois que l’engin roule à moins de 20 kilomètres par heure.

D’ailleurs, tous les modèles concernés se doivent d’en être équipés dès le 1er juillet prochain. Et dans ce domaine, les marques françaises ne sont pas à la traine à l’instar de la Zoé avec son système baptisé Z.E Voice.

À préciser que cette exigence ne concerne que les quatre roues puisque les scooters ou les trottinettes électriques en sont exemptés.