L’État de l’Ouest américain se démarque par une exceptionnelle concentration de sociétés positionnées sur l’automobile intelligente. Parmi celles-ci se trouvent Cruise et Waymo. Deux entreprises qui ont récemment obtenu une autorisation de proposer une offre de robots-taxis à San Francisco. Dans cette ville, d’autres enseignes comme Tesla font aussi circuler leurs voitures autonomes.

Dans la course aux voitures autonomes, la Chine garde une allure constante. Sa concurrente mondiale dans l'univers de la technologie, la Californie, semble également déterminée à réussir dans ce domaine. Cependant, les pionniers pourraient se retrouver face à une réglementation encore insuffisamment favorable. Analyste chez IDTechEX, James Jeff explique qu'en matière de responsabilité, la loi reste encore floue. D'après lui, la législation est essentiellement définie par chaque État. En conséquence, des problèmes pourraient émerger vis-à-vis des automobilistes circulant d'un État à l'autre. Pour l'heure, cette différence de règles ne compromet pas la conception des robots-taxis de Cruise ou de Waymo.

D'innombrables voitures autonomes roulent à San Francisco

Ces moyens de transport roulent dans des secteurs de taille limitée à l'instar :

  • D'un quartier ;
  • D'une commune.

Dans ce cadre, il est fréquent d'apercevoir une voiture autonome dans les rues de San Francisco. Les plus courantes portent le logo de la filiale de Google, Waymo. Avec Cruise, cette dernière a récemment décroché un agrément lui permettant d'émettre en Californie un service commercial de mobilité autonome. Ses véhicules pourront circuler à San Mateo et à « Frisco », mais seulement avec un conducteur dans l'habitacle. Une disposition qui plaira notamment aux compagnies d'assurance voiture. En cas de nécessité, le chauffeur pourra reprendre le contrôle de l'automobile.


Les véhicules autonomes de la filiale de General Motors, Cruise, pourront rouler sans chauffeur dans quelques rues de San Francisco. Néanmoins, ce droit s'applique uniquement entre 22h et 6h du matin. En dehors de ces marques, d'autres font également circuler leurs véhicules intelligents dans la ville californienne.

Un terreau pour le développement des véhicules autonomes

Tel est le cas de Tesla, dont les voitures sont dotées de « l'autopilot ». Une fonctionnalité qui permet au chauffeur d'enlever les mains du volant. L'on pensera aussi à la start-up reprise par Amazon, Zoox, et à ses SUV imposants.

Toutes ces enseignes siègent dans la Silicon Valley. Sur le littoral est du Pacifique, les experts de l'automobile savent qu'ils peuvent s'appuyer sur une situation favorable :

  • Une capacité de prise de risque plus importante que celle de la filière automobile classique ;
  • Une immense somme d'argent chez les géants de la technologie ou les investisseurs ;
  • Des compétences logicielles et électroniques avancées.

Un spécialiste au sein du cabinet Orsay Consulting, Marc Amblard, avance que la diaspora provenant du personnel de Google Car a :

  • Fondé de nombreuses start-up ;
  • Formé plusieurs individus.

Parmi les jeunes pousses créées figurent particulièrement :

  • Deepmap, spécialisée dans la conception de cartes HD ;
  • Nuro, positionnée dans la livraison de paquets.

Sans oublier Aurora, qui a été lancée par l'ancien chef du pôle Tech au sein de Google X.