Les candidats au permis de conduire préfèrent les voitures automatiques

La voiture automatique privilégiée par les candidats au permis de conduire

La voiture à boite manuelle est de moins en moins populaire auprès des jeunes Suisses qui se présentent à l’examen du permis de conduire. Le Service des Automobiles du canton de Vaud indique par exemple que de 85 %, leur part est passée à environ 60 %.

De même, selon le Service cantonal des automobiles et de la navigation de Neuchâtel, 30 % des candidats conduisent un modèle automatique pour leur examen pratique. La tendance est générale à travers la Suisse romande, de Fribourg (25 % contre 10 % en fin d’année dernière) en Valais (34 % depuis février) jusqu’aux cantons de Genève et du Jura.


Cette hausse significative est la conséquence de l’entrée en vigueur de la réforme au 1er février. Le nouveau texte lève en effet l’interdiction de conduite de voiture manuelle pour ceux qui ont passé l’épreuve sur un véhicule à boite automatique.

Cette ouverture incite les candidats à choisir l’automatique, qui leur simplifie la tâche en leur permettant de se concentrer sur la route.

Certains complètent néanmoins leur formation par quelques heures de cours sur boite manuelle, tandis que d’autres laissent totalement de côté ce type de véhicule, estimant qu’à l’avenir, le parc sera constitué majoritairement de modèles automatiques ou électriques.

Part croissance des modèles automatiques et électriques dans les immatriculations

Force est de reconnaître que le pourcentage de nouveaux modèles automatiques sur l’ensemble des immatriculations est en augmentation. La marge de progression est importante, puisque les statistiques de l’OFS pour 2018 indiquent qu’ils ne représentent pour l’instant qu’un quart du parc automobile suisse.

Pour autant, les moniteurs de conduite recommandent vivement les leçons de conduite sur voiture manuelle, quel que soit le type d’automobile choisi pour l’examen, principalement pour des raisons de sécurité. Ils doivent notamment se familiariser avec le démarrage afin d’éviter les accidents.

Ils soulèvent également l’aspect économique, affirmant que la conduite maîtrisée d’une voiture manuelle permet de réduire la consommation de carburant de deux litres aux cent, soit jusqu’à 1500 francs d’économies annuelles.


En attendant, les opposants à la réforme de février 2019, comme le Touring Club Suisse (TCS) et le Bureau de Prévention des Accidents (BPA), surveillent de près une éventuelle augmentation des accidents causés par les jeunes conducteurs.

L’Office fédéral des routes annonce un bilan dans les trois ans après la mise en application de la loi
, mais affirme pour l’heure ne pas être en mesure d’avancer des chiffres.

Ces jeunes conducteurs, s’ils achètent une première voiture, doivent souscrire une couverture adaptée à leur situation. Le recours aux outils gratuits de simulation d’assurance auto en ligne facilite la recherche d’une proposition personnalisée à un tarif attractif.