Au 1er juillet prochain, de nouveaux barèmes entreront en vigueur par rapport au bonus écologique et à la prime à la casse. Le plus grand changement porte sur l’exclusion des voitures diesel du dispositif. Dans ce contexte, le CNPA réclame une prolongation des aides actuelles jusqu’à la fin de l’année. Et ce, afin d’alléger la pression sur le marché.

Initialement, les plafonds du bonus écologique devaient faire l'objet d'une révision à la baisse le 1er janvier dernier. En raison des répercussions de la pandémie, le gouvernement a toutefois décidé de la reporter à début juillet. Pour cause, les ventes automobiles ont reculé de 25 % en 2020.

Le même bilan a été enregistré en 2021 au cours des quatre premiers mois de l'année. Comparé à l'année d'avant crise, le nombre de mises à la route a également diminué d'un quart. En avril dernier, la pénurie des composants électroniques a continué d'impacter la production automobile. Parallèlement, les différentes restrictions ont de nouveau freiné l'activité des concessionnaires.


Un durcissement de la prime à la casse

Le Conseil national des professions de l'automobile (CNPA) a demandé à l'Exécutif de maintenir la prime à la conversion au niveau actuel. Pour information, les véhicules dotés de vignette Crit'Air 2 ne pourront plus profiter de la subvention à compter du 1er juillet. Ce qui contribuera au bannissement des moteurs diesel, affirme une presse spécialisée dans l'assurance. En outre, le seuil maximum d'émission de CO2 deviendra aussi plus restrictif pour les voitures thermiques encore éligibles au dispositif. Sur le cycle WLTP, elles ne devront pas émettre plus de 132 g/km, soit 5 g de moins qu'à l'heure actuelle. En 2022, l'État abaissera davantage ce plafond.

L'organisation souhaiterait un retour aux conditions de juin 2020, avec le renforcement de la prime. À cette période, le revenu fiscal par part de référence se situait à 18000 euros. Depuis fin juillet 2020, cette valeur est passée à 13480 euros.

Un bonus écologique plus faible

Le CNPA estime que le contexte n'est pas propice à la réduction des bonus. Il a ainsi formulé au gouvernement son souhait de prolonger les conditions actuelles jusqu'au 31 décembre prochain.

À titre d'information, le montant maximal pour l'achat d'un véhicule à hydrogène de 60000 euros ou plus s'élève aujourd'hui à 3000 euros. Au 1er juillet, il descendra à 2000 euros. Il en est de même pour les voitures électriques de 45000 euros à 60000 euros. Pour les modèles de moins de 45000 euros, il passera de :

  • 5000 à 4000 euros pour les personnes morales;
  • 7000 à 6000 euros pour les particuliers.

Pour les véhicules hybrides rechargeables de moins de 50000 euros, le bonus sera réduit de 50 %. Il régressera ainsi à 1000 euros. Aucun sursis n'est jusqu'ici en vue concernant l'adoption de ces nouveaux barèmes. Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a annoncé que ce n'est pas envisageable.