Le gouvernement a commencé à appliquer son plan de relance de la filière automobile le 1er juin dernier. Désormais, les acheteurs de voitures électriques peuvent bénéficier d’une aide de 12 000 euros grâce au cumul du bonus écologique et de la prime à la conversion (PAC). Dans certains cas, ils ont même la possibilité de toucher 14 000 euros. Explications.

Les constructeurs et les professionnels de l'assurance auto se réjouissent probablement de l'application des mesures prévues par le plan de soutien préparé par le gouvernement. Ce dernier vise à relancer la demande, notamment celle de voitures propres.

Désormais, le bonus écologique s'établit à 7 000 euros pour un modèle électrique neuf, à condition que sa valeur ne dépasse pas 45 000 euros. Avec la PAC qui permet d'obtenir 5 000 euros contre la mise au rebut d'une essence mise en circulation avant 2006 ou d'une diesel immatriculée avant 2011, l'aide atteint 12 000 euros. Encore faut-il que le revenu fiscal de référence de l'intéressé soit inférieur à 18 000 euros.

Les aides perçues varient suivant plusieurs facteurs

Le montant du bonus écologique dépend du prix d'achat de la voiture électrique. Si cette dernière coûte entre 45 000 et 60 000 euros, le montant de la prime baisse à 3 000 euros. Dans le cas où la valeur du véhicule neuf excéderait 60 000 euros, le bonus ne s'applique plus.


Par ailleurs, les électriques peuvent permettre d'obtenir 2 500 euros de PAC du moment que leur prix d'achat ne dépasse pas 60 000 euros et que le consommateur remette un vieux modèle. L'aide monte à 5 000 euros si l'acquéreur ne déclare pas plus de 18 000 euros de revenus par an.

La PAC est limitée par le plafond fixé pour le revenu fiscal annuel du consommateur. En effet, les modèles électriques coûtent plus cher que les thermiques d'entrée de gamme. Ainsi, la plupart de ceux qui les achètent ne font certainement pas partie des trois quarts de Français dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 18 000 euros.

En tout cas, lorsque tous les critères d'éligibilité sont remplis, le cumul des aides à l'achat d'une électrique peut s'élever jusqu'à 14 000 euros. Il est possible de percevoir ce montant dès lors que l'acquéreur réside ou travaille dans une ZFE (zone à faibles émissions). En effet, une surprime est prévue pour cette catégorie de consommateurs. Elle est plafonnée à 2 000 euros et financée par l'État et la collectivité locale à 50 %.

Quels modèles électriques permettent de bénéficier des aides maximales ?

Le bonus écologique et la prime à la casse rendent largement plus accessibles les voitures électriques. Grâce à ces aides, le prix de certains modèles tombe même en dessous de celui d'une motorisation thermique. Tel est par exemple le cas de la Mini Cooper SE qui s'avère moins chère par rapport à une Mini Cooper S de 192 chevaux qui roule à l'essence.


Les intéressés n'ont donc plus qu'à découvrir les véhicules qui leur permettront de bénéficier d'un montant maximal. Avec de nombreux modèles, il est possible d'obtenir un bonus écologique de 7 000 euros et d'une PAC de 5 000 euros. La liste suivante, qui présente les voitures permettant de prétendre à une aide de 12 000 euros avec leur prix de vente au 2 juin dernier, n'est pas exhaustive :

  •  La BMW i3 (39 950 euros) ; 
  •  La Fiat 500 Prima (37 900 euros) ; 
  •  L'Audi A3 Sportback 40 e-tron (36 700 euros) ; 
  •  La Honda e (35 060 euros) ; 
  •  La Mazda MX-30 (33 900 euros) ; 
  •  La Mini Cooper SE (32 900 euros) ; 
  •  La Hyundai Kona Intuitive (31 500 euros) ; 
  •  L'Opel Corsa-e Edition (30 650 euros) ; 
  •  La Nissan Leaf Visia (27 900 euros) ; 
  •  La Smart EQ Fortwo Prime (26 500 euros).

Avec les 12 000 euros, il est aussi possible de se procurer une micro-citadine électrique dont le tarif est déjà fort alléchant. Il faut néanmoins savoir que le bonus écologique est plafonné à 27 % du prix d'achat de la voiture, batterie comprise.