Se fondant dans le décor des villes, ces radars peuvent envoyer des procès-verbaux en cas de comportement à risque sur la route. Cela concerne entre autres l’utilisation du téléphone, le non bouclage de ceinture, ainsi que les excès de vitesse. En période de test, ces instruments devront être installés dans toute la France d’ici 2022.

Regroupés dans la catégorie Équipement de Terrain Urbain (ETU), ces appareils se trouvent pour le moment en stade de test. Une étape qui durera jusqu'à janvier de l'an prochain et qui devrait aboutir à leur validation sur toute l'étendue du territoire français. Si des résultats probants en sont tirés, les radars expédieront les procès-verbaux en cas d'infractions aux réglementations. Et la Sécurité routière projette d'en installer quelques centaines d'ici 2022, en substitution d'anciennes cabines.

Déjà annoncé l'année dernière, le déploiement de ces radars de nouvelle génération dans les communes françaises s'approche de plus en plus. Vers fin juillet dernier, l'État a démarré une expérimentation dans le Pays de Montbéliard Agglomération.


Un mécanisme de leurre

Pour l'implantation des radars, 30 sites ont été choisis. Ceux-ci portent surtout sur des zones exposées aux accidents, à l'instar des établissements scolaires. D'ici peu, l'agglomération de Toulouse fera également l'objet d'essais.

Ces radars seront à même d'identifier l'utilisation du téléphone au volant ou bien les ceintures de sécurité non attachées. Sur ce dernier point, il faut savoir qu'un tel comportement peut entraîner une suppression de l'indemnisation d'assurance voiture en cas de sinistre. Ce qui peut se révéler dommage pour les victimes. En effet, cette décision vaut, peu importe le responsable de l'accident.

Par ailleurs, les radars sont aussi en mesure de surveiller les feux rouges et la vitesse. Néanmoins, la Sécurité routière annonce que ce sont des éventualités en cours d'examen.

Comme avec les tourelles, des radars leurres seront disposés aux abords des routes. Seuls 25 % des cabines serviront vraiment à contrôler le trafic et flasheront. Celles-ci varieront sans que cela soit porté à la connaissance des automobilistes.

Une visée préventive

La singularité de ces ETU : ils présentent une taille tellement condensée au point de les rendre presque invisibles dans les agglomérations. Également connus sous la dénomination de radars urbains, ces équipements constituent alors des formes miniaturisées des radars tourelles. Des cabines placées en hauteur afin surtout d'éviter autant que possible les détériorations. Grâce à leur format, les nouveaux types de radars pourront être établis sur des installations urbaines et donc se mélanger au paysage.


Face à ce dispositif, les avis semblent partagés du côté de la population. Certains le saluent tandis que d'autres y voient un outil mis en place par l'État afin de prendre de l'argent aux administrés. Sauf que pour l'instant, les municipalités optent davantage sur l'avertissement que la sanction. Selon le maire de Valentigney, l'idée c'est de mener une logique de prévention et non de distribuer des PV excessivement. D'ailleurs, même la Sécurité routière dévoile les localisations de tous les radars implantés actuellement sur une carte consultable sur Internet.