Une nouvelle grille de malus entrera en vigueur dans le secteur automobile à partir du 1er janvier prochain. La pénalité applicable augmentera de manière significative pour certains modèles parmi les plus populaires sur le marché français. Les concessionnaires implantés dans l’Hexagone prévoient ainsi de proposer des remises exceptionnelles en cette fin d’année pour écouler leur stock.

Les consommateurs souhaitant acheter un véhicule neuf ont tout intérêt à le faire sans attendre. En effet, ils risquent de dépenser nettement plus l’année prochaine. Cette hausse est notamment due à l’entrée en vigueur d’une nouvelle grille de malus auto dès début janvier 2020. Des sanctions plus sévères sont ainsi prévues pour les voitures les plus polluantes.

Jusqu’à présent, la pénalité ne s’appliquait que lors de l’acquisition d’un véhicule affichant un taux d’émission de CO2 dépassant 117 grammes par kilomètre.

L’an prochain, ce malus se déclenchera à partir de 110 grammes par kilomètre. Logiquement, le nombre de modèles concernés par cette « taxe verte » augmentera de façon significative.


Une opportunité à ne pas rater

Actuellement, les concessionnaires s’efforcent de liquider tout leur stock de véhicules considérés comme trop polluants avant 2020. Cette échéance correspond à l’entrée en vigueur de la nouvelle grille de malus auto qui se révèle particulièrement dissuasive pour les acteurs du secteur.

Ainsi, ces pénalités plus sévères représentent, dans une certaine mesure, une bonne nouvelle pour les futurs acheteurs. Les consommateurs ont la possibilité de trouver de bons plans avant fin décembre 2019, selon Guillaume Paoli, fondateur du site spécialisé dans la vente automobile, Aramisauto. Comme il l’a précisé sur RTL :

« Tout ce qui est véhicule qui consomme, type SUV, essence ou gros diesel, c'est des véhicules qu'il faut mieux acheter avant la fin de l'année. On va avoir des remises qui vont monter jusqu'à 30 % sur ce type de véhicule. On aura besoin de déstocker, avant le 1er janvier ».

Toutefois, le malus s’applique en se référant à la date de livraison du véhicule et non à la commande.

Par conséquent, il vaut mieux acheter un modèle déjà disponible en stock pour éviter de subir les nouvelles pénalités.

En effet, si la voiture doit encore être commandée, le concessionnaire n’est pas en mesure de garantir qu’elle sera livrée avant fin décembre. En tout cas, il reste possible de négocier le prix en tenant compte de la future taxe verte.


Une hausse touchant de nombreux modèles

Une simulation assurance auto se révèle particulièrement utile face à un marché fluctuant pour anticiper ses dépenses en fonction de l’évolution de certains paramètres. Avec la réduction du seuil de déclenchement du malus, les voitures non pénalisées auparavant (niveau d’émissions compris entre 110 et 116 grammes par kilomètre) devront désormais payer une taxe allant de 50 à 190 euros.

D’autre part, les montants du malus ont été revus à la hausse et peuvent augmentent très rapidement avec le nouveau barème. Ainsi, la pénalité maximale sera appliquée à partir de 173 grammes par kilomètre, au lieu des 191 grammes par kilomètre habituels. Son montant passera par ailleurs de 10 500 à 12 500 euros l’année prochaine.

Concrètement, une Renault Scénic TCe de 115 chevaux qui émet 134 g de CO2 par kilomètre verra son malus augmenter à 1 172 euros en 2020, contre 300 euros actuellement. La nouvelle sanction est presque quatre fois plus élevée que l’ancienne.

Pour sa part, la Ford Focus ST essence (niveau d’émissions s’établissant à 179 grammes par kilomètre) sera sanctionnée d’un malus de 12 500 euros, contre 7 073 euros auparavant.

En comparant l’ancien barème avec le nouveau, le magazine spécialisé Auto Plus a aussi constaté qu’un véhicule affichant un taux d’émissions de CO2 de 128 grammes par kilomètre devra désormais payer 650 euros de malus, soit 7,2 fois plus qu’auparavant. Il s’agit de l’augmentation la plus importante en proportion.