Les clients apprécieraient pouvoir accéder à plus de technologies dans leurs véhicules. Ils s’opposeraient cependant à une augmentation de leurs prix. Ces informations ont été relevées à la suite d’une étude réalisée par le cabinet Deloitte. Elle a également mis en évidence les blocages qui empêchent l’adoption des véhicules électrifiés.

L'enquête a été menée à travers 25 pays dans le monde. Des consommateurs vivant en Europe, en Amérique du Nord et en Asie du Sud-Est ont été sollicités pour répondre aux questions. L'objectif aurait été d'identifier leurs attentes concernant leurs voitures. L'intégration de technologies supplémentaires faisait partie des réponses mises en avant. Les consommateurs refuseraient cependant de payer le véhicule plus cher qu'il ne l'est déjà aujourd'hui. L'étude a également été une occasion de connaître leurs points de vue en matière de conduite électrique. Des facteurs de blocage ont été cités liés notamment à leur autonomie et aux infrastructures de recharge.


11 % convaincus par les modèles électriques

Les consommateurs s'attendent à une amélioration de l'autonomie des véhicules électrifiés souligne l'étude. Les capacités limitées des modèles actuels seraient l'un des facteurs qui les incitent à rester sur des voitures thermiques. Le cabinet Deloitte, auteur de l'enquête, indique qu'ils souhaitent pouvoir rouler sur au moins 688 kilomètres sans recharger.

Dans ce cadre, les personnes interrogées ont aussi mis l'accent sur les infrastructures. Le passage à l'électrique serait pour eux conditionné par la multiplication des bornes de recharge.

Ces modèles peuvent bénéficier d'une assurance auto au même titre que les voitures thermiques. Certaines compagnies possèdent même une garantie remorquage qui permet d'obtenir une assistance en cas de panne. Ce type de couverture pourrait encourager les consommateurs à se lancer dans les modèles électriques en attendant le développement des installations de recharge. Ils peuvent demander un devis assurance auto pour connaître le montant de la prime mensuelle.

D'autres enseignements proviennent également de cette investigation. Elle indique par exemple que seulement 11 % des sondés sont prêts à payer 2 000 euros supplémentaires pour une voiture électrifiée . Que ce soit un 100 % électrique, un hybride ou un hybride rechargeable.

L'hybride comme alternative

Les réponses fournies pour les voitures électrifiées s'accordent avec d'autres aspirations mentionnées dans l'étude. Il a en effet été précisé que les clients souhaitent accéder à de nouvelles fonctionnalités sur leur véhicule. Elles peuvent être intégrées sur les modèles disponibles actuellement ou sur ceux commercialisés à l'avenir. Toutefois, dans l'un comme dans l'autre cas, les acheteurs ne veulent pas assumer un coût exorbitant.

La plupart des personnes interrogées en Europe, en Amérique du Nord et Asie du Sud-Est se limiteraient à 580 dollars canadiens. C'est le prix qu'ils seraient prêts à débourser pour bénéficier de technologies plus innovantes. Ils acceptent de renoncer à des fonctionnalités plus modernes s'il faut payer plus cher.

Selon Guillaume Crunelle, du cabinet Deloitte, la majeure partie des consommateurs espèrent que les constructeurs gardent les tarifs actuels. Et ce, en améliorant les fonctionnalités de leurs véhicules. La moitié des personnes interrogées auraient néanmoins soutenu que leurs prochains modèles ne seront pas dotés d'un moteur thermique. Le choix se fait entre les voitures 100 % électriques, hybrides ou hybrides rechargeables.

Pour 40 % des répondants qui optent pour un hybride, il s'agit d'une solution de transition. Ils envisagent de passer par la suite au « full electric ».