Toyota, leader mondial de l’automobile, va cesser momentanément sa production en raison d’une pénurie de pièces détachées approvisionnées par les pays d’Asie du Sud-est, fortement touchés par la crise sanitaire. Plusieurs de ses usines au Japon vont ainsi fermer. Honda, numéro deux japonais, est confronté aux mêmes difficultés d’approvisionnement de matières premières et a décidé de suspendre sa production.

Les usines ferment leurs portes

Les restrictions de sorties établies dans les pays d'Asie du Sud-est comme la Thaïlande, l'Indonésie et la Malaisie à cause de la propagation rapide du variant indien ont entrainé un arrêt de l'activité de nombreux fabricants de pièces automobiles.

Faute de composants, Toyota s'est ainsi vu obligé de fermer ses trois principales usines installées dans l'ancien royaume de Siam, son partenaire thaïlandais étant dans l'impossibilité de fournir des harnais électriques.

En Thaïlande où seulement 5 % de la population ont reçu la dose complète de vaccins contre le coronavirus, le nombre de contaminations a fortement augmenté depuis juin : 20 000 nouveaux cas par jour.


Les autorités sanitaires locales craignent également un développement du virus dans les grandes zones industrielles. La TMBThanachart Bank a d'ailleurs enregistré des cas d'infection dans 1 607 usines entre les mois d'avril et juillet.

À titre de rappel, il est primordial de souscrire une assurance auto pour couvrir les dommages causés par un accident, quelle que soit la marque d'une voiture.

De nouvelles mesures plus rigoureuses

Le record du nombre d'infections dans les pays d'Asie du Sud-est a été enregistré le samedi 31 juillet dernier en Malaisie. Les autorités ont ainsi durci les restrictions.

En ce qui concerne le secteur automobile, uniquement 10 % des ouvriers ont été autorisés à travailler chaque jour sur le même lieu.

Toyota et Honda ont déjà stoppé les opérations de production dans le pays au mois de juin. En 2020, le leader mondial n'a pu fabriquer que 50 000 voitures et 100 000 tous-terrains ainsi que 300 000 deux-roues pour Honda.

Les autres constructeurs nippons sont également touchés par cette pénurie de semi-conducteurs, dont Daihatsu. Inquiets de la situation, plusieurs groupes du secteur automobile japonais ont décidé de rapatrier leurs ouvriers travaillant dans le pays.

De même, le taux de vaccination est faible en Malaisie. Jusqu'à fin juillet, plus de 50 000 nouvelles infections et 1 500 décès par jour ont été enregistrés.