À compter du 1er juin prochain, les auto-écoles devront faire signer un nouveau contrat aux futurs conducteurs. À travers la mise en place de ce contrat type, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, espère lutter contre les frais cachés et abusifs pratiqués par certains centres et faire baisser de -30 % le coût du permis, lequel oscille actuellement entre 1 600 et 1 800 euros.

Pour enrayer les frais interdits ou cachés

Le mercredi 19 février dernier, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a signé le décret permettant l’entrée en vigueur de ce nouveau contrat.

Obligatoire à partir du mois de juin dans les 12 000 auto-écoles en France, le contrat type de neuf pages devra spécifier en toute transparence les prestations et les tarifs proposés par chaque établissement.

Dans les détails, ce nouveau document devra afficher le prix des frais administratifs, du livret d’apprentissage, ainsi que des leçons théoriques et pratiques. Il fera aussi mention des conditions d’annulation d’une séance de pratique ou du remboursement d’une partie des frais en cas d’arrêt de la formation. Par la même occasion, cette mesure permettra à l'apprenti de comparer sans difficulté les coûts pratiqués par les écoles de conduite.


L’objectif est de rétablir la confiance entre les candidats et les auto-écoles en luttant contre les arnaques et les frais ajoutés à l’insu des élèves. Un sondage mené en 2018 par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a mis en évidence l’essor de ces pratiques répréhensibles.

Sur les 1 000 centres pris en flagrant délit ou dénoncés par les clients, près de 50 % présentaient des anomalies dans les contrats signés avec les candidats. Des erreurs sur les prix affichés ont été également relevées dans plus de la moitié d’entre eux.

Pour favoriser la comparabilité des offres

Prochainement, le ministère de l’Intérieur mettra en place un site de comparateur d’auto-écoles. Le futur candidat pourra y trouver les prix pratiqués et les taux de réussite afin de faire le bon choix. Ce qui favorisera la concurrence.

Pour le gouvernement, la priorité est de s’assurer que le permis de conduire soit moins cher et plus accessible. Une mesure saluée par les apprentis qui doivent déjà se demander dans quel établissement souscrire leur assurance auto pour jeunes conducteurs.