Maintenant que la motorisation électrique a gagné son ticket pour faire partie intégrante de l’industrie automobile, nombreux sont les constructeurs à concentrer plus d’efforts dans ce domaine. Renault n’est pas en reste en notant que pour accélérer ses pas, le groupe a décidé de créer un pôle dédié à cette activité.

Dans l'industrie automobile, auprès des conducteurs et dans le domaine de l'assurance voiture, autant dire que l'électrique est bien parti pour renforcer sa notoriété avec les enjeux climatiques comme levier principal sans parler de la tendance haussière du prix du carburant.

Ce qui explique en outre le nombre croissant de constructeurs à y concentrer plus d'efforts. Dans cette optique, les regards sont actuellement tournés vers Renault qui a décidé de créer un pôle dédié à l'électrification de certains de ses modèles.

Un choix qui permettra à une entité baptisée « Véhicules Électriques et Software » de voir le jour dans l'Hexagone et qui évoluera en parallèle avec le pôle thermique.


En route pour une organisation plus efficiente

En février dernier, Luca de Meo a fait part d'une nouvelle qui devrait changer la face de Renault en faisant part de l'intention du groupe de créer un pôle dédié à l'électrification en indiquant que :

La motorisation électrique et la motorisation thermique sont deux sports différents.

Et d'expliquer :

Dans le premier, il y a des percées technologiques à faire, et le marché est en forte croissance. Dans le second, il n'y a pas d'investissements massifs à faire, et l'activité est génératrice de marges.

Ainsi, ce haut responsable a fait savoir que le groupe est en route pour une organisation plus efficiente de ses activités maintenant que l'électrification des modèles est incontournable et que le thermique a encore de beaux jours devant lui. Inutile de préciser que Renault sera divisé en deux pôles qui chacun de leur côté, auront un business model adapté.

En faisant ce choix, la marque entend faire d'une pierre, deux coups :

De renforcer l'efficacité et la performance opérationnelle.

Et pas seulement puisque dans le même sillage, l'enseigne s'est fixée pour objectif de mieux valoriser chaque entité. Ce qui devrait aboutir par l'introduction en bourse de « Véhicules Électriques et Software » à fin 2023.

Le projet se concrétise

Autant dire que Renault n'entend pas attendre longtemps pour réaliser ce projet qui commence à se concrétiser. Le groupe vient de le confirmer lors de la présentation de son bilan financier annuel pour la saison 2021.

Concrètement, le constructeur a profité de ce communiqué de presse pour donner plus de détails sur la nouvelle organisation susmentionnée. Concernant l'entité thermique, il est ainsi mentionné que celle-ci sera aura pour base les usines installées hors de France. À savoir :

  • Powertrain de Motores et Séville en Espagne ;
  • Cacia au Portugal ;
  • Bursa en Turquie ;
  • Pitesti en Roumanie ;
  • Curitiba au Brésil ;
  • CorMecanica à Chili ;
  • PFA en Argentine.

Des usines qui auront pour charge de s'occuper des moteurs et des boîtes de vitesses tandis que les activités de recherche et développement seront confiées aux sites Losange au Brésil, Espagne, Roumanie et Turquie.

Pour ce qui est de « Véhicules Électriques et Software », celle-ci sera basée dans l'Hexagone. Et comme son nom l'indique, l'entité s'occupera de la chaîne de valeur de l'électrique :

  • L'industrie et les fonctions support liées à ces activités pour les usines du pôle ElectriCity du nord du pays et de Cléon ;
  • L'ingénierie confiée au centre d'essai de Lardy et à une partie du Technocentre Renault Software Lab.

Dans les détails, Renault a fait savoir que les priorités seront accordées à la version électrifiée de la R5 et de la Mégane qui verront le jour dans l'usine de Douai en notant que d'autres usines en Île-de-France sont à l'étude.