Plus de 90 grands groupes à travers le monde, évoluant dans différents domaines, se sont regroupés au sein d’un consortium pour trouver des solutions face aux cyberattaques qui ne cessent de se développer. Les constructeurs Nissan et Toyota font partie du lot et veulent renforcer la sécurité de leurs véhicules.

Un partenariat de taille face aux cyber-risques

Auparavant, si la sécurité des automobiles ne posait pas tellement de souci aux constructeurs automobiles, de nos jours, avec l'avancée galopante de la connectivité et de l'informatisation, elle est plus que jamais d'actualité.

Garantir l'inviolabilité des programmes par le biais de protections efficaces est devenue une priorité devant la multiplication des cas de cyberattaques.

Toyota et Nissan, comme l'a annoncé le Nikkei Asia, ont rallié le consortium réunissant 90 acteurs disséminés partout dans le monde, pour échanger sur les vulnérabilités en matière de sécurité informatique qui peuvent les affecter. Ils rejoignent ainsi les entreprises comme Microsoft, Trend, NTT Communications ou Sompo.


Dans le groupe, toutes les semaines, les failles de sécurité affectant les véhicules sont cataloguées. Chaque société peut ainsi constater si son programme ne figure pas dans cette liste des défaillances. Les techniques de piratage, régulièrement actualisées, sont également présentées à tous les membres.

La prise de contrôle électronique des voitures actuelles n'est plus un mythe : le moteur, la transmission, les freins, tous les organes peuvent être piratés. Il existe également des failles facilitant le vol de véhicule, notamment depuis la vulgarisation des commandes mains-libres.

Les cyber-risques sont pris très au sérieux par l'ensemble des acteurs de la filière auto

Les constructeurs automobiles ainsi que tous les autres acteurs du milieu sont pleinement conscients des risques et de l'ampleur grandissante des cyberattaques. La sécurité des programmes se trouve donc au centre des préoccupations.

Google a été un pionnier dans le renforcement de la sécurité des systèmes. En effet, une équipe entière d'experts informatiques a été spécialement mise sur place lors de l'élaboration des logiciels embarqués sur son véhicule automatisé. Fiat Chrysler, après le buzz sur le piratage de sa Jeep Cherokee connectée, a aussi renforcé la sûreté des programmes implémentés sur ses modèles. Uber n'a pas non plus lésiné sur les moyens pour son projet de véhicule autonome, en engageant deux spécialistes en la matière, à savoir Charlie Miller et Chris Valasek, compte tenu de l'enjeu.


Si les constructeurs automobiles commencent à s'organiser autour de cette menace réelle, depuis 2015, la gendarmerie nationale française a créé l'Observatoire Central des Systèmes de Transport Intelligents (OCSTI). La surveillance ainsi que l'anticipation des risques cyber dans le domaine des transports connectés et indépendants constituent les missions principales de cet organe.

De leur côté, les assureurs ont élaboré des offres spéciales « cyber-risques » à destination des entreprises. Reste à vérifier si à l'avenir, ces offres intègreront une garantie totale dans les futurs contrats d'assurance voiture.