Les différents acteurs en faveur de la protection de l’environnement ne cessent de proposer des solutions contre le réchauffement climatique. Récemment, les signataires de la Convention citoyenne pour le climat ont publié leurs recommandations. Celle relative à la réduction de la vitesse maximale sur autoroutes à 110 km/h suscite la controverse.

Une mesure intéressante sur le plan écologique

Les citoyens qui composent cet organe de concertation ont été tirés au sort pour débattre sur les sujets à proposer au gouvernement « dans un esprit de justice sociale ». Parmi les mesures votées et prévues dans le rapport final figurent :

  •  la réduction du temps de travail ; 
  •  la régulation de la publicité en l'interdisant sur les produits les plus polluants et en réorientant la consommation sur les plus avantageux en termes de gestion climatique.

L'une des suggestions, qui semble d'ailleurs très pertinente dans le contexte de protection de l'environnement, a toutefois fait beaucoup parler d'elle ces derniers jours. La réduction de la vitesse maximale autorisée sur autoroute à 110 km/h est en effet loin de faire l'unanimité.


Des impacts négatifs sur le plan socio-économique

Censée réduire significativement les émissions de gaz à effets de serre sans que les automobilistes aient à débourser le moindre euro, cette mesure a été âprement discutée.

Certains membres de la CCC et des associations écologistes rejettent la proposition. Ils redoutent qu'elle provoque un véritable tollé comme l'a été le passage de 90 à 80 km/h sur les routes secondaires d'une part, et compromette l'acceptation de tous les travaux de la Convention d'autre part.

Il faut dire que la limitation à 80 km/h a suscité tellement de colère que le gouvernement a été contraint d'imposer cette disposition.

Si l'argument fort en faveur de cette dernière a été de mettre un frein à la mortalité et aux dommages corporels sur les routes, il reste insignifiant concernant la limitation à 110 km/h puisque l'accidentologie est déjà très faible par rapport aux routes nationales.

Il est difficile pour l'heure de savoir si cette proposition aura des chances d'être retenue par l'exécutif. Si elle venait à être adoptée, les organismes d'assurance auto devraient certainement revoir leurs offres relatives aux risques d'accidents sur les routes.