Qu’il parait loin le temps où la voiture était considérée comme un symbole de réussite sociale, d’indépendance et de liberté. Conscients de ses effets nocifs sur l’environnement, les automobilistes, en particulier ceux des grandes villes françaises, se détachent petit à petit de leur auto et redécouvrent la joie de la marche et du vélo.

La voiture fait de la résistance en milieu rural

Les résultats d'un sondage IFOP sur le rapport qu'entretiennent les Français avec leur voiture semblent quelque peu surprenants.

En effet, d'après cette enquête, 62 % des habitants des grandes métropoles (villes de plus de 100 000 habitants) se sont prononcés en faveur d'une réduction du nombre de voitures en circulation. Ils appellent même les autorités locales à prendre des mesures en ce sens.

La mobilisation est très forte chez les jeunes. 60 % d'entre eux se disent favorables à la mise en place de journées sans voiture et d'autres initiatives pour inciter les gens à privilégier des solutions plus écologiques et plus saines comme la marche ou le vélo.


Bien évidemment, les élus EELV (Europe Écologie Les Verts) abondent majoritairement (95 %) dans le même sens. 66 % des cadres y sont aussi favorables.

Bonne nouvelle néanmoins pour le marché de l'assurance auto, la voiture a encore ses fervents défenseurs, notamment les habitants des campagnes.

Toutes catégories de population confondues, les avis semblent malgré tout partagés : ils sont 51 % des sondés à être favorables à la restriction de la circulation des voitures, quand 49 % y sont opposés.

Les citadins redécouvrent la joie de la marche et du vélo

Ledit sondage met également l'accent sur le regain d'intérêt pour le vélo et la marche chez les habitants des grandes villes.

Outre la démarche écologique, les traumatismes laissés par la pandémie de Covid-19 n'y sont pas étrangers. En effet, il est plus difficile de respecter la distanciation sociale à l'intérieur des voitures, encore moins dans les transports en commun.

Les citadins montrent une grande lassitude vis-à-vis des embouteillages et de la pollution causés par les milliers de véhicules qui parcourent les rues, si bien qu'ils décrètent aujourd'hui des journées sans voiture, à l'image de celle prévue à Paris le 27 septembre prochain.