Avant d’être accaparé par la crise des Gilets jaunes puis par la pandémie de Covid-19, le gouvernement avait fait de la transition énergétique l’une de ses priorités. Son objectif était de retirer de la circulation les voitures roulant au diesel et certains modèles vieillissants carburant à l’essence. Un rapport vient pourtant de mettre en doute la cohérence de cette stratégie.

Pour le gouvernement, c'est presque « l'électrique ou rien ! »

Depuis que la lutte contre le réchauffement climatique est devenue une préoccupation mondiale, le diesel souffre d'une mauvaise presse. Les gouvernements du monde entier se sont accordés à dire que ce type de motorisation est la première à bannir pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

À la place, le gouvernement a défini le moteur électrique comme la solution la plus propre et la plus viable. Tout est désormais mis en œuvre pour que les véhicules électriques soient majoritaires dans les rues et pour que ceux qui souscrivent un crédit auto ou procèdent à un comparatif assurance auto ne regardent plus du côté des moteurs thermiques au moment de l'achat.


Cette volonté du gouvernement à promouvoir l'électrique s'est encore manifestée lors de la révision des barèmes des primes à la conversion, lesquels ont été fortement revus à la hausse pour les voitures électriques et/ou hybrides.

En ce qui concerne le diesel, le rapport dressé par l'IFPEN met en évidence le fait que le gazole est moins polluant que l'essence. Ce document a été établi dans le but d'appuyer la requête concernant l'attribution du label Crit'Air 1 aux voitures diesel récentes (bientôt une condition sine qua non pour circuler dans les grandes agglomérations, en particulier dans les ZFE).

Il conclut que les voitures récentes, bien qu'elles roulent au diesel, sont en conformité avec les nouvelles normes WLTP et émettent moins de CO2 que leurs homologues à essence.

Mais le gouvernement persiste et signe

En dépit de ce rapport, la proposition d'attribuer le Crit'Air 1 aux voitures diesel a été rejetée par la ministre de la Transition Écologique, Barbara Pompili.

D'après elle,

Le fameux rapport de l'IFPEN met plutôt en exergue l'urgence de passer à l'électrification ou à l'hybridation du parc automobile français.