C’est le résultat d’un test réalisé par l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles ou IFPEN. Le niveau d’émissions des véhicules diesel serait plus faible que celui des modèles à essence, dans certains cas. Ils rejettent moins de particules fines et de monoxyde de carbone. Cette étude a été publiée récemment.

Mercredi 16 décembre 2020, l'IFPEN a publié les résultats d'une étude commandée par le ministère de la Transition écologique. Il s'agit d'une expérience comparative impliquant 8 voitures récentes, de marques et de gammes différentes. La moitié roule à l'essence et le reste est doté d'un moteur diesel. Ces véhicules ont également été observés dans des conditions d'usage divers afin de relever leur taux d'émissions.

Après analyse, les auteurs de l'étude soulignent que les voitures diesel respectent parfois mieux les normes environnementales. Ces informations tombent 5 ans après le scandale du Dieselgate. N'empêche que le coût de leur assurance auto reste plus élevé.


Des informations précises et fiables

Pour le président de la Plateforme Automobile, Luc Chatel, cette étude apporte une transparence nécessaire dans le secteur automobile. En effet, lui, la filière est handicapée par de fausses informations et des attaques qui n'ont aucun fondement. Les résultats prouvent, selon lui, que les industriels automobiles se conforment aux normes imposées.

De plus, l'étude ne s'est pas uniquement penchée sur le cas des Diesels et des modèles à essence. Les hybrides et les hybrides rechargeables ont également fait l'objet d'une analyse. Ces derniers, bien que promus par les constructeurs, restent très mal vus. Et pour cause, leurs niveaux d'émissions en conditions de conduite réelles sont souvent supérieurs aux chiffres renseignés.

Un niveau d'émission proche de zéro pour certains modèles électriques

Selon cette étude, pour réduire les émissions des hybrides rechargeables, il faut qu'ils fonctionnent uniquement à l'électricité. Le test a ainsi montré un niveau proche de zéro pour la Kia Niro. Seulement lorsque la batterie est systématiquement rechargée entre des trajets limités, et quand elle ne dépasse pas son autonomie électrique. La conduite doit également être moins dynamique.

Pour le ministère de la Transition écologique, cette enquête démontre l'intérêt d'accélérer le passage vers l'électromobilité et les véhicules électrifiés. Elle met également l'accent sur le rapport entre le niveau d'émission des voitures hybrides et leurs conditions d'utilisation.


En effet, elle a relevé une baisse de 33 % des émissions de CO2 pour les citadines telles que la Toyota Yaris. Cela quand elles roulent en zone urbaine. Ce chiffre a été obtenu après une comparaison avec les modèles à essence. Aucune différence n'a été constatée une fois sur autoroute.

Les diesels avantagés sur certains critères

L'étude confirme que les véhicules homologués avec la nouvelle norme Euro 6d-TEMP s'alignent sur les seuils imposés. La comparaison a été effectuée sur des voitures diesel et essence, et ce, en conditions d'usages réels. Néanmoins, des différences ont été relevées les deux motorisations.

Pour les émissions de particules fines, celles des diesels sont nettement inférieures à celles des véhicules à essence. Ces derniers rejettent jusqu'à 2,6 fois plus pour les modèles les plus lourds. Même constat pour le monoxyde de carbone : les premiers émettent 83 mg/km, contre 434 mg/km pour ceux à essence.

En revanche, les diesels dégagent 2,8 fois plus d'oxyde d'azote (NOx) que les véhicules à essence. À savoir que la moyenne est de 57 mg/km. Deux modèles dotés d'un filtre moins récent et dépourvus de la technologie AdBlue ont même dépassé les normes imposées. Ils seront ainsi soumis à l'examen de l'autorité responsable de surveiller le marché.