En vigueur depuis douze ans, le malus écologique se durcit encore pour les voitures neuves. À partir du 1er janvier 2020, une nouvelle grille de calcul plus sévère va s’appliquer, ce qui signifie que les véhicules jusqu’ici épargnés pourraient désormais être concernés par cette taxe. Par ailleurs, le remplacement du système actuel NEDC (New European Driving Cycle) par la nouvelle norme d’homologation WLTP (Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedures) à compter du 1er juin 2020 pourrait engendrer des confusions quant aux taux véritablement appliqués et semer le trouble dans l’esprit des consommateurs qui cherchent à acquérir un véhicule neuf.

Un risque de confusion dans la compréhension des chiffres

Pour l’année 2020, la compréhension du bonus-malus risque d’être plus compliquée pour les personnes qui souhaitent acheter une nouvelle voiture.

En effet, du 1er janvier au 31 mai 2020, c’est la norme NEDC qui continuera de s’appliquer. Ainsi, le seuil de déclenchement du malus écologique sera fixé à 110 grammes de CO2 par kilomètres.

Toutefois, à partir du 1er juin 2020, le système NEDC sera complètement abandonné et remplacé par le cycle d’homologation WLTP.

Avec cette nouvelle norme, le malus se déclenchera à un taux un plus élevé de 138 grammes de CO2 par kilomètres.


En apparence, ce chiffre semble plus avantageux pour les acheteurs ; le malus maximum de 12 500 euros étant atteint dès 173 grammes en NEDC, contre 201 grammes en WLTP. Sauf que, dans la réalité, cette nouvelle ligne de calcul se révèle plus sévère.

Il faut savoir que la norme WLTP est plus réaliste que son prédécesseur, avec une meilleure prise en compte des conditions réelles de conduite. En d’autres termes, le seuil de déclenchement du malus écologique sera plus élevé, mais les émissions des véhicules testés le seront également, avec à la clé une note plus salée.

Par ailleurs, ce changement de barème en cours d’année risque d’entraîner des confusions dans le calcul des taux, à tel point que l’acheteur en quête d’un véhicule neuf pourrait ne plus s’y retrouver.

Des malus, même pour les citadines

Avec une émission de CO2 de 114 grammes par kilomètres, le Clio TCe de 90 chevaux échappe actuellement au malus. Mais à partir du 1er janvier 2020, une taxe écologique de 150 euros viendra s’ajouter à son prix d’achat.

Sa cousine low cost, la Dacia Sandero TCe de puissance équivalente, émet 115 grammes de CO2 au kilomètre et sera pénalisée à hauteur de 170 euros.

Le réel objectif du gouvernement est de dissuader les conducteurs à acheter des véhicules polluants, et donc à se tourner vers des modèles plus propres.

En réalité, cette mesure semble inefficace puisqu’en un an, seulement 40 000 voitures 100 % électriques ont été vendues en France. Ce sont les seules à bénéficier du bonus écologique de 6 000 euros. Les voitures hybrides et hybrides rechargeables ne sont pas éligibles.