Comme les constructeurs allemands, Renault pourrait endosser le rôle de mauvais élève en termes d’émission de CO2. Les véhicules commercialisés par la firme au cours des 9 premiers mois de cette année figurent parmi les plus malussés, si l’on se réfère à la nouvelle grille en vigueur l’année prochaine. Cette dernière resserre d’ailleurs encore un peu plus l’étau sur les voitures polluantes.

Une grille de plus en plus contraignante

Les constructeurs devront encore revoir à la baisse les émissions de CO2 de leurs modèles s’ils ne veulent pas subir de plein fouet les malus prévus par la nouvelle grille. Pour rappel, le système de bonus-malus a été mis en place pour récompenser les automobilistes les plus vertueux ou sanctionner les plus polluants.

Du côté des constructeurs, le groupe Renault sera particulièrement touché par les nouvelles exigences. 57 % des véhicules vendus par la marque au losange durant les 3 premiers trimestres de cette année émettent entre 110 g/km et 132 g/km, ce qui les expose à un malus faible, entre 50 euros et 938 euros.


Son modèle « Zoé », qui est 100 % électrique, aurait pu redorer son blason, mais la nouvelle citadine ne représente que 4 % de ses ventes. Sa filiale roumaine, Dacia, ne fait guère mieux et sera encore plus sujette au malus faible pour 77 % des nouvelles immatriculations.

Mais d’autres constructeurs sont encore plus polluants, à l’image de Porsche et Jaguar dont plus de 80 % des ventes réalisées les exposent à un malus élevé (émission supérieure à 132 g/km). Sont également sujets à ce type de malus les constructeurs Mercedes, BMW, Mazda, Audi, Alfa Romeo et Land Rover.

Récompenser les plus vertueux

Les automobilistes peuvent également bénéficier d’un bonus sur leur assurance auto. Les clients de Tesla qui optent pour des véhicules 100 % électriques font partie des meilleurs élèves avec zéro émission. Leur bonus peut alors aller jusqu’à 6,000 euros.

Mais le bonus est également accordé aux véhicules dont l’émission de gaz nocif n’excède pas les 50 g/km. Les premières places reviennent aux Japonais et aux Coréens. Le constructeur le plus vertueux dans cette catégorie est Mitsubishi avec son Outlander PHEV. D’autres firmes comme Nissan, Kia ou encore Hyundai sont également bien placées.

Ni bonus, ni malus

Certaines voitures se retrouvent dans la zone neutre, c’est-à-dire que leurs émissions dépassent le seuil leur permettant de prétendre à un bonus, mais ne sont pas assez importantes pour mériter une sanction (de 51 g/km à 109 g/km).

Il a été constaté que les véhicules qui se retrouvent dans cette catégorie se raréfient. Le japonais Toyota est le plus représentatif de cette catégorie puisque 87 % de ses ventes sont concernées. Suivent derrière les groupes PSA et Volkswagen.