L’évaluation de l’impact écologique des modèles électriques doit tenir compte de leur cycle de vie équiper les véhicules propres. Par exemple, la compagnie française SNAM recycle 600 tonnes de batteries issues des continents européen et asiatique tous les ans.

José Baghdad, un spécialiste de PwC France, compte sur les énergies renouvelables pour voir des changements dans le secteur, hormis les réseaux intelligents capables d’adapter la consommation en électricité aux besoins des populations.

Mais pour minimiser l’impact écologique des voitures équipées de batteries électriques, encore faut-il tenir compte des autres étapes de leur cycle de vie. Il s’agit notamment des phases de fabrication et d’utilisation, comme le souligne Le Parisien.

La voiture électrique devancera-t-elle le véhicule à moteur thermique en termes de mobilité ?

S’il s’agit de réduire les émissions de CO2 rejetés sur les routes et les autoroutes, l’idéal est de rouler avec une voiture électrique, comme l’indique Maxime Pasquier. Ce dernier travaille à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) dans le service transports et mobilité, en tant que chef adjoint.

En effet, trois quarts de la quantité d’électricité produite dans l’Hexagone résultent des centrales nucléaires, qui ne rejettent pas de gaz carbonique.


Cependant, les constructeurs doivent relever le défi de l’autonomie des véhicules, car les personnes qui doivent parcourir de longues distances sont obligées, pour l’heure, d’opter pour des voitures diesel ou essence.

Ces dernières réalisent en moyenne 150 000 kilomètres. Afin que les bilans carbone afférents aux deux types de motorisation soient enfin comparables, il faudrait entre 30 000 et 40 000 kilomètres, d’autant plus que les ménages français effectuent 13 000 kilomètres annuels en moyenne.

L’électrique n’est pas forcément plus propre

Maxime Pasquier informe que la conception des batteries électriques requiert l’extraction et l’exploitation d’une importante quantité de métaux comme le lithium ou le nickel.

Ce travail implique le déploiement de ressources considérables, au point que la voiture propre rejette 50 % plus de CO2 (en moyenne) qu'un modèle qui fonctionne à l’huile lourde. Quoiqu’il en soit, les véhicules électriques font l’objet d’une assurance auto particulièrement attractive.

Par ailleurs, des éléments nuisibles à l’environnement sont intégrés à la fabrication des moteurs électrifiés. Où iront ces métaux toxiques qui pourraient dépasser les 100 000 tonnes chaque année ?

En tout cas, la France et l’Allemagne prévoient conjointement de mettre en place une filière dédiée à la conception et au recyclage des batteries de voitures. Il faut savoir que ces dernières durent une dizaine d’années. Des fonds devraient être débloqués dans les prochains mois pour financer le projet.