Comme chaque année, l’Arval Mobility Observatory (AMO) fait part des résultats de ses investigations portant sur les flottes automobiles. L’objectif de ses analyses est de mettre en avant le coût total de détention (en anglais Total cost ownership) de ces dernières pour l’entreprise. Les données recensées montrent une augmentation tant pour les voitures particulières que pour les utilitaires légers.

Le TCO (Total cost ownership) Scope est une étude dédiée aux professionnels qui exploitent une flotte automobile. Cette investigation menée par l'Arval Mobility Observatory existe depuis 2012. Il permet de suivre l'évolution du coût de détention des véhicules par les entreprises. Pour l'année 2021, l'étude fait part d'une progression, qui est même importante sur certains postes de dépense. La hausse est en partie portée par l'augmentation du prix du carburant qui affecte autant les professionnels que les particuliers. Il tend ainsi à peser davantage. L'étude a d'ailleurs réalisé une comparaison entre les modèles électriques et thermiques. Les premiers présentent des avantages en termes de coût.


Des économies garanties avec les modèles électriques

Mis face aux modèles thermiques, les véhicules à motorisation électrique deviennent une alternative économique pour les entreprises. Et ce, en dépit de leur prix à l'achat. Il reste élevé comparé à celui des hybrides et des voitures diesel ou à essence. Ils sont toutefois favorisés par les avantages fiscaux qui leur sont accordés. Les politiques environnementales adoptées au niveau européen leur confèrent également une longueur d'avance.

Du point de vue des modèles, la Renault Twingo Life se révèle comme la plus économique. Une différence de 7 940 euros a été constatée pour le coût d'usage en comparant la version électrique avec celle à essence. La comparaison part d'une période d'utilisation de 48 mois et un trajet de 120 000 kilomètres. La Peugeot 208 Allure possède la meilleure position en segment inférieur. Elle affiche un prix de revient kilométrique de 0,404 euro pour 60 000 kilomètres parcourus et une utilisation pendant 48 mois. Son coût de détention est moins élevé comparé à d'autres modèles à essence ou diesel. Et ce, quelle que soit l'étendue des trajets effectués.

Globalement, le TCO a connu une croissance de 7 % en un an, selon l'AMO. Il s'agit de la plus importante progression enregistrée depuis la création du TCO Scope dix ans plus tôt. Ceci peut amener les entreprises à chercher une assurance auto pas cher afin de réaliser des économies.

La dépréciation pèse lourdement sur l'entreprise

Pour les véhicules utilitaires, le prix de revient kilométrique moyen a progressé de 14 % comparé à celui de 2020. Il se situait ainsi à 0,307 euro en 2021. Sur ce segment, l'augmentation la plus marquante concerne l'énergie. Il s'agit d'ailleurs du poste qui a mené à la hausse le coût d'usage des véhicules utilitaires légers.

Son coût a bondi de 57 % en un an pour s'établir à 7 622 euros en 2021. Les dépenses pour le poste entretien/pneumatiques/assurance ont aussi connu une évolution remarquable. Elles ont crû de 10,8 % en un an pour parvenir à 7 299 euros. Avec la dépréciation, ces deux éléments représentent les postes de dépenses qui pèsent le plus sur l'entreprise. La dépréciation représente 46,61 % du TCO pour les utilitaires légers. L'énergie et le poste entretien/pneumatiques/assurances constituent respectivement 24,78 % et 23,74 % du coût d'usage.

La dépréciation coûte particulièrement cher aux professionnels même pour les voitures particulières. 39 % du TCO lui est dédié. Elle est suivie par les charges sociales et fiscales (21 % du TCO), puis le poste entretien/pneumatique/assurance (20 % du TCO). La croissance la plus notable concerne le carburant. Son prix a bondi de 21,53 % de 2020 à 2021 pour parvenir à 6 214 euros. Vient ensuite le poste entretien/pneumatique dont le coût a progressé de 9,9 % en un an. Le coût de la dépréciation a, quant à elle, augmenté de 2,9 % sur 12 mois.

Le prix de revient kilométrique moyen était de 0,393 euro en 2021 pour les voitures particulières. Ce chiffre traduit une croissance annuelle de 5,65 %. À titre de comparaison, le prix de revient kilométrique se limitait à 0,373 euro en 2012.