Formation post-permis : les professionnels de la conduite du Jura sont sceptiques

Pour obtenir rapidement les 12 points

S’inscrire volontairement à cette formation, c’est avoir l’opportunité d’accélérer l’acquisition des 12 points, puisque les nouveaux détenteurs du sésame ne disposent que de six points.

De ce fait, après une formation classique, l’obtention de tous les points se fait en deux ans contre trois en temps normal.

Suite à une conduite accompagnée, la période probatoire est réduite à un an et demi contre deux ans d’ordinaire.

Le manque de pratique remis en cause

Selon le bureau du ministère de l’Intérieur,

« Cette formation permet de faire prendre conscience des risques aux jeunes conducteurs qui ont tendance à prendre de l’assurance trop hâtivement ».

Ce stage est l’occasion pour les élèves de renforcer leurs compétences et d’adopter les bons comportements au volant afin de devenir des conducteurs sûrs et responsables.


En étant plus vigilants, ils pourront progressivement bénéficier d’une assurance auto pas chère.

Les professionnels de l’éducation routière sont peu convaincus de la nécessité de cette formation.

D’après le responsable d’une auto-école lédonienne,

« Cela ne garantit pas la sécurité routière puisque le manque de pratique va encore plus multiplier les infractions ».

Une autre auto-école dans le département abonde dans ce sens en soulignant que

« La baisse de la durée de la période probatoire n’incite en rien les conducteurs novices à mieux appréhender les risques ».

Les demandes se font attendre

Se déroulant sur une journée, ce stage de sept heures s’organise en groupe de 6 à 12 candidats. Au terme de cet apprentissage théorique, le délai probatoire est réduit d’un an.

Selon l’auto-école lédonienne,

« Il n’est pas évident d’assister à sept heures de cours en une journée, ce sera ennuyeux aussi bien pour les élèves que pour les moniteurs ».

Si certaines auto-écoles jurassiennes doivent s’arranger pour trouver assez de places pour accueillir les apprenants, les petites auto-écoles sont quant à elles confrontées à un manque de demandes et peinent à réunir les six élèves nécessaires pour débuter la formation.