Les amateurs de grosses cylindrées réfléchiront à deux fois en 2020 avant d’acheter une voiture de cette trempe. Tout cela, parce qu’ils devront désormais faire face à de nouveaux dispositifs renforçant davantage les effets du malus écologique à l’achat. Les premiers de la lignée dès début janvier et en mars pour les autres.

2020 est riche en évènements pour le secteur automobile. Du moins, en ce qui concerne les véhicules à taux élevé d’émission de gaz à effet de serre. Il se trouve que ces modèles auront à se confronter à des changements qui ne jouent pas forcément en leur faveur.

En accordant une chance à un amendement lié au projet de loi des Finances, le pouvoir public a en effet décidé de revoir à la hausse le plafonnement du malus écologie qui devrait désormais dépasser de loin le seuil actuel.

Ainsi, un nouveau barème de malus auto fera son entrée dès 1er janvier. Et les bouleversements ne s’arrêteront pas là puisqu’une autre remontée est prévue pour mars avec l’entrée en vigueur des normes d’homologation MLTP.

Un nouveau barème de malus dès début 2020

Avant d’acheter une voiture, les automobilistes ont pour réflexe d’effectuer une simulation assurance auto afin de découvrir l’offre assurantielle la mieux adaptée au modèle choisi. Conscients des enjeux climatiques, ils ont aussi pris l’habitude d’en vérifier le niveau d’émission de gaz à effet de serre dans le but d’avoir une idée du bonus-malus s’y référant.


Et il faut dire qu’ils ont désormais intérêt à redoubler de vigilance face au nouveau barème de malus qui entre en scène dès début 2020 puisque le plafonnement de ce mécanisme atteindra la barre des 20.000 euros, alors qu’il était limité à 12.500 euros.

Ainsi, tout indique qu’une fois de plus, le pouvoir public s’attaque aux modèles les plus polluants que sont les grosses cylindrées qui s’exposent à 13 nouvelles tranches supplémentaires et qui s’activent à partir de 173 g/km jusqu’à 184 g/km de CO2.

Un autre dispositif de la même lignée après trois mois

Il va sans dire qu’avec un seuil maximal de 20.000 euros à son actif, le malus écologique de 2020 dépasse de 7.500 euros le plafonnement auquel les Français sont habitués. Toutefois, autant préciser que ces derniers ne sont pas au bout de leur surprise puisqu’un autre dispositif de la même lignée fera également son entrée trois mois après ce nouveau barème.

S’agissant de l’homologation WALTP qui entrera en vigueur au 1er mars prochain, les consommateurs devront s’attendre à des normes plus exigeantes et proches de la réalité. Ainsi, les valeurs des émissions de CO2 du dispositif NEDC de 2019 se verront augmentées à hauteur de 25 g/km. Ce qui devrait, par la même occasion, rehausser le seuil du supermalus à 291 g/km, alors qu’il demeurera limité à 173 g/km sur les deux premiers mois de 2020.

À noter que ces changements permettront au gouvernement de renforcer sa recette fiscale d’une enveloppe de 50 millions d’euros si l’on croit les prévisions de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie.