À cause de la pénurie de composants électrique, l’industrie automobile a vu ses usines ralentir. Face à cette situation, l’exécutif a différé la date limite pour bénéficier des meilleurs bonus écologiques prévus pour cette année. Ainsi, les consommateurs ayant passé commande avant le 1er juillet pourront en profiter jusqu’au 31 décembre 2021.

Pour les commandes de voitures particulières passées depuis début juillet dernier, les bonus écologiques ont diminué de 1 000 euros. En revanche, des conditions plus avantageuses s'appliquent si l'achat a été réalisé avant cette date et la livraison avant fin décembre prochain. Ainsi, l'acquéreur peut recevoir 2 000 euros (et non 1 000 euros) pour un modèle hybride rechargeable inférieur à 50 000 euros. Pour un véhicule à hydrogène de plus de 60 000 euros, le bonus s'élève à 3 000 euros. Entre 45 000 et 60 000 euros, une auto 100 % électrique peut donner droit à une aide de 3 000 euros.


Une mesure motivée par la situation du marché

Pour la même motorisation, mais avec un tarif de moins de 45 000 euros, le bonus écologique est maintenu à :

  • 5 000 euros pour les entités morales ;
  • 7 000 euros pour les personnes physiques.

Concrètement, l'État a retardé la date butoir éligible pour la livraison des voitures commandées avant le 1er juillet 2021. Reportée de 3 mois, l'échéance limite est désormais fixée au 31 décembre 2021. Ce geste de l'exécutif constitue une réaction au contexte très troublé dans le secteur de l'automobile. En effet, la crise de puces électronique a entraîné une contraction de la production dans les usines. Une situation qui affecte également la demande en matière de simulation assurance auto.

Dans ce cadre, BMW et Mercedes ont été obligés de mettre temporairement à l'arrêt quelques-uns de leurs ateliers de montage. Jaguar-Land Rover avance que les difficultés d'approvisionnement pourraient provoquer une baisse de 50 % de ses ventes entre août et octobre 2021. De son côté, Nissan a décalé le lancement commercial d'Ariya, son nouveau crossover entièrement électrique.

Un grand manque à gagner pour l'industrie auto

Néanmoins, Ferdinand Dudenhöffer affirme que l'industrie auto a passé le pic de la pénurie. Cependant, la crise persistera jusqu'à décembre 2021, voire en 2023, tempère le directeur du Center Automotive Research. Ainsi, la chaîne d'approvisionnement sera constamment exposée à un risque, déclare-t-il. Pour information, la filière pourrait se trouver confrontée à une insuffisance de cellules de batteries à compter de 2023. Une conséquence de l'envolée inopinée des achats de véhicules électriques depuis l'an dernier.


Le responsable anticipe que pour l'ensemble de l'année, la production connaîtra un déficit total de 5,2 millions de voitures. Au cours de la deuxième partie de 2021, les mises à la route afficheront en parallèle une chute vertigineuse. Le tout couronné par une flambée des prix et une extension des délais d'attente pour les consommateurs. En effet, les concessionnaires vont devoir reconstituer peu à peu leurs stocks après les avoir écoulés.

Sur le segment des véhicules de seconde main, cette pénurie de composants électroniques génère également quelques bouleversements. Au même titre que la demande, les tarifs affichent une progression.