Une étude réalisée par un comparateur d’assurance en ligne le confirme. Les hommes conduisent moins bien que leur homologue féminin. En effet, dans 70 % des cas, les mauvais conducteurs sont de sexe masculin. Ils seraient pour la majorité des salariés célibataires et sans enfants. Une bonne partie d’entre eux se trouvent en Île-de-France.

Un comparateur d'assurance en ligne a voulu dresser le profil des mauvais conducteurs en France. Une étude a ainsi été réalisée, à partir des devis d'assurance auto reçus. Environ 5 millions de devis, signés entre janvier 2019 et novembre 2020, ont été analysés.

Le décryptage des données récoltées a permis de connaître l'âge, le sexe, l'occupation et la localisation des mauvais conducteurs. La plupart seraient des hommes, salariés, qui se servent de leurs véhicules pour rejoindre leur lieu de travail. Pour arriver à ce profil, l'étude a tenu compte des infractions ou des sinistres dans lesquels les conducteurs ont été impliqués.


Les mauvais conducteurs sont majoritairement des jeunes

C'est l'un des éléments qui ressort de cette enquête. 35 % des mauvais conducteurs ont entre 18 et 25 ans. Ils ont été malussés, contrôlés positifs aux stupéfiants ou ont déclaré au moins un sinistre.

30 % d'entre eux sont âgés de 26 à 35 ans. La plupart ont perdu leur permis. Certains ont été condamnés pour un délit de fuite ou un refus d'obtempérer. Dans d'autres cas, le permis a été résilié par l'assureur.

Le Centre Val de Loire, la Bretagne et la Bourgogne Franche-Comté se démarquent avec la plus faible proportion de mauvais conducteurs (respectivement 3,7 %, 4,1 % et 4,2 %).

En revanche, l'Île-de-France, l'Auvergne-Rhône-Alpes et les Hauts de France réunissent le plus grand nombre d'entre eux.

Chez les Franciliens, la majorité des mauvais conducteurs ont connu :

  • Une résiliation du contrat par leur assureur (17 %) ;
  • Un sinistre dont ils sont entièrement ou partiellement responsables (17 %) ;
  • Un malus (17 %).

En Auvergne-Rhône-Alpes, leur profil est différent, dans la mesure où ils :

  • Sont plutôt malussés (15 %) ;
  • Ont déclaré un sinistre avec une responsabilité totale ou partielle (15 %) ;
  • Ont obtenu un résultat positif au test toxicologique (14 %).

Les Lillois ont la réputation d'être de mauvais conducteurs

Dans les Hauts de France, les mauvais conducteurs ont principalement :

  • Un contrat suspendu ou résilié actuellement (12 %) ;
  • Un malus (11 %) ;
  • Un contrat résilié au cours des trois dernières années (13 %).

Les trois départements qui ont la plus forte proportion de mauvais conducteurs sont :

  • Le Nord (59) avec 4,4 %. Ils se situent majoritairement à Lille ;
  • Les Bouches-du-Rhône (13) avec 4,2 %. La plupart se trouvent à Marseille ;
  • Le Rhône (69) avec 3,4 %. Lyon est la ville qui compte le plus grand nombre de mauvais conducteurs.

Paris (75) ne regroupe que 1,1 % d'entre eux. Ils seraient à 70 % des hommes. La plupart (58 %) sont célibataires, sans enfants (67 %) et salariés (50 %).

D'après cette étude, 58 % de ces mauvais conducteurs ont déclaré au moins un sinistre sur les deux dernières années. Ils étaient totalement ou partiellement responsables. Pour 26 %, le permis a été suspendu. 24 % se sont vu résilier leur contrat par leur assureur sur les trois dernières années.

On notera toutefois que les hommes et les salariés sont majoritairement représentés dans cette étude. Ce qui pourrait expliquer leur proportion élevée dans les résultats.